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Régionales 2015 : "Le 'front républicain', une vérité qu'il ne fallait pas dire", analyse Alba Ventura

REPLAY - ÉDITO - La journaliste nous explique les stratégies du Parti socialiste à trois mois du désastre annoncé des régionales.

Alba Ventura
Alba Ventura
Crédit : Alba Ventura
Régionales 2015 : "Le 'front républicain', une vérité qu'il ne fallait pas dire", analyse Alba Ventura
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Régionales 2015 : "Le 'front républicain', une vérité qu'il ne fallait pas dire", analyse Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Un mystérieux ministre s'est prononcé lundi 14 septembre pour une alliance gauche - droite au second tour des élections régionales de décembre prochain pour faire barrage au Front national. Évidemment, tout le monde a démenti. Vous connaissez la chanson : "Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté". Mais ce n'est pas totalement absurde de trouver des alliances, ou du moins une solution. Ce n'est pas absurde de construire une sorte de coalition régionale. À moins, bien sûr, que les socialistes souhaitent vraiment disparaître de la carte pendant six ans...

Pas plus tard qu'au mois de juin, un ministre nous confiait que le PS ne se retirera pas au second tour. "Soit, dit-il, on se maintiendra. Soit on fera des fusions avec une partie de la droite". C'est peut-être ce même ministre qui récidive aujourd'hui. Avant l'été, Martine Aubry était dans ce même état d'esprit concernant la région Nord - Pas-de-Calais - Picardie. La maire de Lille évoquait un possible "front républicain" pour éviter le péril Marine Le Pen.

Le dire, c'est contre-productif

Aujourd'hui, tout le monde dément. Même à droite, on jure qu'il n'y aura pas de fusion. Mais au soir du premier tour, qui peut parier, trois mois avant l'élection, que la liste qui arrivera troisième laissera la région au Front national ?

C'était donc la vérité, mais il ne fallait pas le dire ! Pas maintenant. Le dire, c'est d'abord faire la courte échelle au FN. Cela valide "l'UMPS" que dénonce depuis des années Marine Le Pen. Dire avant le premier tour que l'on fera des alliances, c'est dire que l'on a déjà perdu. D'autant que la défaite est déjà dans tous les esprits au Parti socialiste. Les plus optimistes ne tablent que sur quatre régions sur treize.

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Mettre une option aujourd'hui sur le "front républicain", ça démobilise les troupes. Le PS n'a pas besoin de ça : l'électeur socialiste est déjà celui qui se déplace le moins. Le dire, c'est donc contre-productif. C'est pour ça que tout le monde dit que c'est faux.

Des électeurs moins partisans

Les électeurs ne suivent plus les consignes des partis. Les mots d'ordre, ça ne marche plus. D'autant qu'ils changent tout le temps. Souvenez-vous à droite, le pataquès sur le "ni-ni" (ni FN, ni front républicain). C'était la ligne de Nicolas Sarkozy. Mais François Fillon, lui, expliquait qu'il fallait voter pour le moins sectaire en cas de duel PS/FN.

Au Parti socialiste, le patron Jean-Christophe Cambadélis explique que le "front républicain" c'est fini. Mais il disait le contraire, il y a quelques mois. Lors de la cantonale partielle de Brignoles en 2013, le PS avait appelé au "front républicain". Les électeurs socialistes ne se sont pas déplacés parce qu'ils ne voulaient pas voter UMP. Tout ça, ne fonctionne plus !

On ne peut plus imposer de choix aux électeurs, parce qu'ils sont de moins en moins partisans et surtout de plus en plus libres.

Le carnet du jour

Le Hackathon, c'est le défi qui va être lancé à 50 jeunes à l'Elysée le 17 septembre, au moment où sera remis le rapport sur la grande école du numérique ! 50 jeunes, 50 ordinateurs, des pizzas et du soda. Ils auront 12 heures pour mettre au point des applis ou des sites internet. Il faudra être le plus innovant possible. Parmi les thèmes, il y aura du football. L'idée c'est de créer le site du 11 tricolore en vue de l'Euro 2016.

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