6 min de lecture Élections régionales

Régionales 2015 : Marine Le Pen, Claude Bartolone, Christian Estrosi... Les principaux candidats aux élections

ÉCLAIRAGE - Conformément à ce qui était attendu, Marine Le Pen confirme ce mardi 30 juin sa candidature pour la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

La présidente du Front national Marine Le Pen le 3 juin 2015.
La présidente du Front national Marine Le Pen le 3 juin 2015. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Marine Le Pen vient de mettre fin au suspense qui entourait sa candidature aux prochaines élections régionales. Comme l'annonçait RTL le 1er juin, la présidente du Front national a confirmé, mardi 30 juin, qu'elle tentera bien de remporter la présidence du Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en décembre prochain.  "Oui, je serai tête de liste pour cette grande et belle région Nord-Pas-de-Calais/Picardie", a-t-elle annoncé à l'antenne de iTélé.

La présidente du FN reconnaît "avoir hésité" car "il y avait deux campagnes qui se percutaient, celle des régionales et celle de la présidentielle." Et d'expliquer: "Les arguments développés par ceux qui ne souhaitaient pas ma candidature était l'obligation en quelque sorte que j'avais de me concentrer exclusivement sur l'élection présidentielle, sur le fait d'une dimension nationale." Marine Le Pen a toutefois ajouté: "Je crois qu'il n'y a plus de temps à perdre. La situation se dégrade tellement vite que, où que l'on puisse apporter  du mieux, que l'on puisse agir, il faut le faire tout de suite." 

Selon un sondage publié dans La Voix du Nord, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour avec 31% des voix, devant Xavier Bertrand, qui obtiendrait 28% des voix. Cependant, samedi 28 juin, ses proches appelaient encore à la prudence concernant sa possible candidature. Et pour cause, le calendrier ne jouerait pas en sa faveur à cause du rapprochement entre les régionales et l'élection présidentielle. "Tout comme l'hypothèse d'une défaite qui l'affaiblirait avant d'attaquer 2017", ajoute Le Journal du Dimanche.

Vers une alliance Les Républicains - UDI en Île-de-France

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale se présente en tête de liste socialiste pour être élu à la présidence de la région Île-de-France. En cas de victoire il devra laissera le perchoir. Selon Elizabeth Martichoux, chef du service politique de RTL, Claude Bartolone s'est présenté car "le bazar s'était installé au Parti socialiste dans cette région. L’Île-de-France est l'une des rares régions qui est encore gagnable".

Autre candidate en Île-de-France : Valérie Pécresse. La tête de liste des Républicains souhaite lancer le processus de discussion avec Chantal Jouanno (UDI) en vue d'un possible rapprochement entre les deux partis, comme elle l'a expliqué lors du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI. Ainsi, leurs huit têtes de listes devraient être connues d'ici la fin du mois de juillet.

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Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français a aussi annoncé sa candidature en Île-de-France. Il souhaite ainsi "réunir toutes les forces disponibles pour une politique ambitieuse de gauche refusant la logique d'austérité". Il s'agit, à ses yeux, d'une candidature représentant "l'ensemble du Front de gauche". Pierre Laurent sera opposé à Emmanuelle Cosse (EELV) et Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Le secrétaire du Parti communiste renoncera à son mandat de sénateur en cas d'élection à la tête de la région.

Le Parti socialiste face à Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi en PACA

En région PACA, le candidat du Parti socialiste et maire de Forcalquier, Christophe Castaner, affrontera Marion Maréchal-Le Pen sans l'aide des écologistes. Le Front national mise gros sur cette région. "Le choix de la tête de liste n'est pas anodin en région PACA, où le Front national enregistre de bons scores (...) Elle aura un défi lourd à régler mais dispose d'un atout indéniable : c'est une Le Pen, 100% pur jus", note Dominique Tenza, journaliste politique chez RTL. La députée de 25 ans se présente à la place de son grand-père Jean-Marie Le Pen qui a retiré sa candidature en plein scandale après avoir tenu des propos polémique dans le magazine RivarolLe Front national espère l'emporter face à Christian Estrosi (Les Républicains)

Le maire de Nice était frileux à l'idée de se présenter pour prendre la tête de la région. Mais "compte tenu de l'importance de l'enjeu", Christian Estrosi a revu ses ambitions, poussé par Nicolas Sarkozy. Le président des Républicains a mis fin à une bataille interne entre Éric Ciotti, président du conseil général des Alpes-Maritimes et Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône. 

Europe Écologie Les Verts a annoncé qu'aucune alliance n'était prévue avec le Parti socialiste. "Nous nous lançons dans cette élection, responsables et déterminés, avec pour objectifs et ambitions de garder la région à gauche et de porter les solutions écologistes dans l’opinion et dans les institutions, l’année de la Conférence Climat de Paris (COP 21)", a annoncé la section PACA d'EELV. Cette décision est "un choix fort et unanime du côté des fédérations locales, qui marque une volonté de se différencier du pouvoir et du gouvernement de Manuel Valls. Avec des scores à deux chiffres dans certaines régions comme en Île-de-France, par exemple, en 2010, les Verts n'ont de toute façon pas le choix : ils devront réussir leur scrutin de fin d'année", explique Elizabeth Martichoux.

Jean-Yves Le Drian candidat logique en Bretagne

Du côté du gouvernement, Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de 2004 à 2012, avait pris son temps pour annoncer officiellement sa candidature en Bretagne. Mais ses collègues s'en étaient chargés pour lui. Marylise Lebranchu "pense" que le ministre de la Défense sera candidat, tout en précisant que "c'est à lui de le dire". Fin mai, il a confirmé qu'il serait candidat en décembre, sans préciser s'il serait tête de liste.

Florian Philippot candidat dans une "région gagnable"

Après Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, Florian Philippot, est tête de liste en Alsace-Champagne Ardenne-Lorraine. Le vice-président du parti devrait affronter Philippe Richert (Les Républicains), président sortant du conseil régional d'Alsace et Jean-Pierre Masseret (PS). Cette région est jugée "gagnable" par Marine Le Pen.

Laurent Wauquiez sans le MoDem en région Rhône-Alpes-Auvergne

Après une nomination contestéeLaurent Wauquiez, le secrétaire général des Républicains, est chef de file dans la région Rhône-Alpes-Auvergne. Mais sa candidature a ravivé des tensions avec l'UDI. "Si la décision est confirmée, l'UDI aura une liste et la proposera au MoDem, et ce, malgré les tentatives de débauchage, incessantes, insultantes et insupportables de Laurent  Wauquiez", a expliqué Jean-Christophe Lagarde, président du parti. Le numéro trois du parti dirigé par Nicolas Sarkozy affrontera Jean-Jack Queyranne pour le Parti socialisteChristophe Boudot au Front nationalPatrick Mignola au MoDem et Cécile Cukierman pour le PCF

Une bataille déjà entamée entre le PS et le PRG en Midi-Pyrénées

Carole Delga, la candidate du Parti socialiste dans la future grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, avait déclaré en conférence de presse qu'"un accord est possible pour le PRG. Jean-Michel Baylet sera reçu par Jean-Christophe Cambadélis la semaine prochaine. Je suis optimiste pour un accord dès le premier tour. C’est nécessaire. Le PS fera des propositions au PRG, dans le cadre d’un accord national. Localement, dans cette grande région, on a l’exemple d’une union qui a réussi".

Sauf que Jean-Michel Baylet, président du parti de gauche a déclaré l'inverse : "Contrairement à ce qu'a déclaré aujourd'hui Carole Delga, c'est bien Jean-Michel Baylet et le PRG qui ont, dans un esprit de responsabilité, demandé à rencontrer Jean-Christophe Cambadélis, le 9 juillet. Au vu de l'utilisation politique faite de cette initiative par Mme Delga, Jean-Michel Baylet annule ce rendez-vous". Plus rien ne va entre les deux partis.

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