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Réforme du collège : le débat vire à l'affrontement politique

REPLAY - La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, est de plus en plus prise pour cible dans le débat sur la réforme du collège.

Le Premier ministre, Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem (à droite) mardi 12 mai à l'Assemblée nationale
Le Premier ministre, Manuel Valls et Najat Vallaud-Belkacem (à droite) mardi 12 mai à l'Assemblée nationale
Réforme du collège : le débat vire à l'affrontement politique
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La rédaction numérique de RTL & AFP

La réforme du collège tourne à l'affrontement politique, le gouvernement accusant la droite d'instrumentaliser le débat et de cibler la ministre, l'UMP répondant que ses attaques sévères visent à sauver l'école républicaine. Alors que le combat contre cette réforme engagée par Najat Vallaud-Belkacem mobilise toujours les intellectuels -Luc Ferry dénonçant ce mardi matin qu'"elle va décérébrer des générations d'innocents"-, le ton est monté entre les partis dans un pays marqué par des conflits scolaires.

L'offensive avait commencé la semaine dernière, notamment avec une pétition lancée par l'UMP Bruno Le Maire, qui totalise plus de 230 signatures de parlementaires de la droite et du centre. En meeting lundi, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a lâché ses coups : réforme "désastreuse, peut-être irréversible, pour notre République". "J'accuse les socialistes d'oublier que la mémoire est la vertu première de la République", a martelé celui qui veut rebaptiser son parti "Les Républicains".

Petites phrases et attaques franches

Comme en réplique à Manuel Valls qui venait d'en appeler à "une très forte mobilisation" pour "cette belle réforme", l'ex-chef de l'État a lâché: "Dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira est en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem." Cette dernière avait déjà été qualifiée de "pire ministre de l'Éducation" des "dernières décennies" par le FN Florian Philippot.

De quoi déclencher l'orage au PS : "monument d'amnésie et de falsification", a tonné le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux contre Nicolas Sarkozy. "C'est sous sa mandature que l'école française a dégringolé dans les classements internationaux". Et le Premier ministre de répondre et de dénoncer "attaques personnelles" et "mots insupportables" lors de la séance des questions au gouvernement mardi. Il a réaffirmé devant les députés que son gouvernement irait "jusqu'au bout" et  "ne reculerait pas" sur cette réforme.

Le chef des frondeurs tacle la droite

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Le gouvernement et le PS s'attachent à répondre point par point, niant par exemple tout abandon du latin, du grec et de l'allemand. Ils plaident au contraire pour une généralisation, mais celle-ci, aux yeux de la droite, masque mal leur dilution et dépérissement. C'est oublier "nos racines au moment où la nation s'interroge sur son identité", "une honte", a protesté M. Sarkozy.

Christian Paul, chef de file de l'aile gauche du parti socialiste et des "frondeurs" voit lui "une immense mauvaise foi" de la droite à l'égard de la ministre de l'Éducation. Par la voix de leur porte-parole, Hugues Fourage, les députés PS ont apporté leur "total soutien" à la réforme et "font bloc face aux attaques" dont fait l'objet Mme Vallaud-Belkacem.

Une gauche unie ?

Les attaques sarkozystes ont semblé ressouder un camp socialiste qui avait paru hésitant, même si les deux têtes de l'exécutif ont soutenu la ministre. Pour Isabelle Le Callennec, porte-parole de l'UMP, Najat Vallaud-Belkacem est "très protégée" alors qu'il y a "un enfermement dans les certitudes", qui "s'approche beaucoup" de "la police de la pensée".

L'ancien ministre UMP de l'Éducation Luc Chatel s'est lui attaché à recadrer le débat  -"je ne personnalise pas"- en réfutant un duel droite-gauche, citant des intellectuels critiques classés à gauche: Pierre Nora, Jacques Julliard... Mardi, le PCF a été sévère contre un gouvernement qu'il accuse de vouloir "en finir avec l'ambition d'une scolarité commune".

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