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Réforme du Code du travail : le CDI "restera la norme", assure Muriel Pénicaud

Face aux critiques des syndicats, la ministre du Travail a assuré que son objectif était de rendre le CDI plus accessible et non de le dévoyer.

Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du Travail du premier gouvernement Macron
Muriel Pénicaud, la nouvelle ministre du Travail du premier gouvernement Macron
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Félix Roudaut & AFP

"Avec l'inversion de la hiérarchie des normes, les patrons pourront (...) changer les règles d'un CDI". Cette inquiétude manifestée par le secrétaire général de la CGT, jeudi 8 juin dans les colonnes du Parisien, est partagée par bon nombre de syndicalistes. La réforme du Code du travail remettra-t-elle en cause ce contrat apprécié des Français pour sa stabilité ? Aucunement, à en croise la ministre du Travail, assurant mercredi 7 juin sur BFMTV que le contrat à durée indéterminée "restera la norme".

Pour Muriel Pénicaud, l'objectif est davantage "de faire accéder au contrat à durée indéterminée plus de gens". L'ancienne directrice générale du groupe Danone a profité de son intervention télévisée pour souligner à nouveau qu'il n'y avait pas de "copie cachée", après des articles de Libération et du Parisien qui évoquaient ces derniers jours parmi des "pistes" du gouvernement une très large place donnée à l'accord d'entreprise, y compris pour négocier sur le contrat de travail.

Trois ordonnances avant la fin de l'été

La ministre a ajouté que la réforme du Code du travail pourrait donner lieu "probablement à trois ordonnances", prévues pour adoption en Conseil des ministres avant la fin de l'été. Muriel Pénicaud a précisé que la fusion des instances représentatives, envisagée dans le cadre de cette réforme, mais critiquée par certains syndicats, pourrait concerner trois d'entre elles, celles qui sont chargées de la consultation et de l'information des salariés: le comité d'entreprise, les délégués du personnel et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

"On va discuter dans les concertations si, et dans quelles conditions, on peut aller jusqu'à quatre" en intégrant la fusion des délégués syndicaux, chargés eux de la négociation, a-t-elle ajouté. Selon la ministre, avec la séparation de ces instances, "l'employeur a la vue d'ensemble" mais les organisations syndicales, elles, ont "une vue fragmentée".

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