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Réforme de l'apprentissage : que souhaite le gouvernement ?

ÉCLAIRAGE - La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui lance une concertation vendredi 10 novembre, souhaite que la réforme de l'apprentissage constitue "une révolution copernicienne".

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Réforme de l'apprentissage : que souhaite le gouvernement ? Crédit Image : FRANCOIS LO PRESTI / AFP | Crédit Média : Anaïs Bouissou | Durée : | Date :
Marie Zafimehy
et Anaïs Bouissou

Rendre l'apprentissage "plus facile d'accès" et "plus efficace". Telle était la promesse du candidat Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Désormais élu, le chef de l'Etat a missionné la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour lancer vendredi 10 novembre une grande concertation : représentants syndicaux, patronaux et régionaux sont reçus rue de Grenelle pour discuter de la prochaine réforme de l'apprentissage.

Dans une interview au JDD dimanche 5 novembre, Muriel Pénicaud a promis une "révolution copernicienne" concernant l'apprentissage. À cette fin, quatre groupes de travail seront convoqués d'ici le 18 janvier pour aboutir à la rédaction d'un rapport confié ensuite aux ministre du Travail, de l'Enseignement supérieur et de l'Éducation.

En réformant l'apprentissage, le gouvernement espère améliorer l'insertion professionnelle des jeunes et faire baisser le nombre de jeunes chômeurs de moins de 25 ans qui s'élève aujourd'hui à 616.000 selon l'INSEE.

Simplifier les procédures pour les entreprises

Le premier objectif affiché du gouvernement est de simplifier l'embauche d'apprentis pour les entreprises en limitant les normes. Une proposition saluée au micro de RTL par Jean-Claude Bellanger, secrétaire général des Compagnons du devoir. "Il y a trop de réglementations encore pour accueillir un jeune en formation initiale en entreprise", explique-t-il. Par exemple pour des métiers qui travaillent en hauteur, le jeune apprenti ne peut pas travailler à plus d'une certaine hauteur."

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Selon Les Échos, le gouvernement envisagerait également de "simplifier les aides" ou encore de "mieux articuler contrats d'apprentissage et de professionnalisation", les deux contrats d'alternance qui existent aujourd'hui. Dans son programme de candidat, Emmanuel Macron proposait ainsi de les "faire converger" en "un contrat unique".

Par ailleurs, le programme d'En Marche ! suggérait de fusionner aide et subventions aux entreprises existantes "dans une aide unique qui sera fonction de la taille de l’entreprise et du niveau de qualification de l’apprenti". 

Les filières professionnelles, au cœur de la réforme ?

Une autre des pistes de travail serait de confier l'apprentissage directement aux branches professionnelles, qui savent où sont les besoins. Car les formations proposées par les établissements supérieurs ne sont pas toujours adaptées aux compétences et aux profils recherchés par les entreprises. L'artisanat par exemple, manque cruellement de nouvelles recrues.

Pour à la fois mieux combler les besoins des entreprises et mieux former les apprentis, Emmanuel Macron envisageait également dans son programme d'établir des contrats de trois ans en alternance dans le cadre d'une licence professionnelle - alors qu'aujourd'hui seulement la dernière année est proposée en alternance. 

D'autres pistes étaient enfin évoquées : étendre l'alternance à tous les lycées professionnels, et s'assurer de l'acquisition des "savoirs de base" des collégiens pour mieux les préparer à entrer en filière professionnelle et en centre de formation.

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