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Référendum grec : une "belle et grande leçon de démocratie" pour Marine Le Pen

De Jean-Luc Mélenchon à Christian Estrosi en passant par Marine Le Pen, les réactions politiques françaises n'ont pas tardé après les premières estimations au "non" grec.

Marine Le Pen le 31 mai 2015.
Marine Le Pen le 31 mai 2015.
Crédit : KHALED DESOUKI / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que le "non" aux propositions des créanciers de la Grèce lors du référendum organisé par le Premier ministre grec Alexis Tsipras devrait atteindre plus de 61% selon le responsable de la société informatique chargée du comptage des voix pour le ministère de l'Intérieur, les hommes politiques français n'ont pas tardé à réagir ce dimanche soir 5 juillet.

Sur l'antenne de RTL pour le Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro Jean-Luc Mélenchon a salué "la victoire d'une méthode et l'échec d'un projet sournois et calamiteux". L'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle a dénoncé une "tentative de putsch contre (Alexis) Tsipras, c'est un coup d'état financier et j'assume mon propos. (...) Le jeu est fini, vous avez perdu, cette fois-ci c'est le non."

La négociation

Pour les ténors du PS, il ne faut rien lâcher. Le président de l'Assemblée Claude Bartolone a déclaré : "Pour tous les amoureux de l'Europe, la sortie de la Grèce de la zone euro ne peut être considérée comme une option. Dès demain, les négociations doivent impérativement reprendre entre le gouvernement d’Athènes et les institutions créancières. (...) Si l'Europe s'entête dans ses dérives, les effets récessifs des politiques d'austérité continueront à produire le ressentiment populaire au sein de nombreux pays."

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis s'est quant à lui contenté d'un tweet des plus explicite : "Une seule solution : la négociation".

Le début de la fin de la zone euro pour le FN

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Pour la présidente du Front national Marine, cette victoire du "non" est une "belle et grande leçon de démocratie que ce non grec. Les peuples sont de retour ! #Greferendum MLP". Son numéro 2, Florian Philippot a déclaré sur BFMTV, "c'est le début de la fin de la zone euro, on a démontré que l'Union européenne n'est pas irréversible, et c'est la première fois dans l'Histoire que cette machine infernale trouve un peuple face à elle soutenue par un gouvernement, pour le plus grand bonheur des peuples".

La Grèce a vraiment choisi de sauter dans l'inconnu

Éric Woerth, Les Républicains

Pour l'ancien ministre Éric Woerth, en votant non, "la Grèce a vraiment choisi de sauter dans l'inconnu (..), et je pense qu'il faut qu'il y ait beaucoup d'initiatives de la part de la zone euro, sans la Grèce, pour regarder quelles conséquences tirer". Et le député des Républicains d'ajouter sur BFMTV "Il faut à ce moment poser la question de savoir si on accompagne la Grèce vers sa sortie de l'euro, puisque qu'elle l'a décidée ce soir. (...) Et personne n'a voulu humilier le peuple grec, mais en même temps, les autres peuples ne doivent pas être humiliés non plus".

Même son de cloche chez le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi : "Le non grec a pour conséquence sortie de l’euro. François Hollande ne doit pas se coucher devant Alexis Tsipras et alliés FR (français) Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon".

L'ancien Premier ministre François Fillon en appelle à la France et l'Allemagne "C’est à la France et à l’Allemagne de prendre les initiatives nécessaires pour assurer l’unité et la cohérence de la zone euro. Les discussions avec le gouvernement grec doivent être guidées par deux principes : 1/La Grèce est en Europe et tout doit être fait pour qu’elle y reste. L’Europe est une famille dont l’unité est la clé de l’avenir. 2/Le maintien de la Grèce dans l’euro ne doit pas conduire à bafouer tous les engagements pris par les Etats membres, à réduire à néant les efforts réalisés par l'Espagne, le Portugal ou l’Irlande et à faire supporter aux peuples européens des charges aussi injustes qu’indues."

Le député Républicain Dominique Bussereau s'interroge : "Faut il ce soir dire ' Au revoir' a la Grèce ? Ce serait terrible mais si le peuple grec en décide ainsi il devra assumer son destin".

Le peuple grec montre la voie

La décision du peuple grec a été saluée par Jérôme Guedj, ancien député PS "frondeur" : "Je dis BRAVO au peuple grec d'avoir montré la voie et d'avoir dit qu'il est possible de tenir tête à ces règles".

Un avis que partage Yann Galut, député PS : "Formidable peuple Grec qui résistant à toutes les pressions a eu le courage de dire #Non...la France doit le soutenir véritablement ! #OXI".

Les Européens sous pression

Après la victoire du "non", les Européens ont du pain sur la planche... et ne doivent pas se tromper prévient la députée EELV de Paris, Cécile Duflot : "Les dirigeants européens seront regardés par l'Histoire. Il ne faut pas lui manquer et retrouver le chemin de la solidarité et du respect".

Pour Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, "le peuple grec vient de refuser, avec un "OXI" écrasant l'ultimatum lancé par les créanciers (...) Les chantages financiers et mesquineries politiques n'auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. (...) Je mets en garde contre toute nouvelle entreprise de pression politique et financières sur le peuple grec. Le respect des choix souverains des peuples doit être la règle à l'avenir, et le point de départ des futures négociations".

Un choix à assumer

Pour le président du Nouveau centre Hervé Morin, "si le non l'a vraiment emporté, les Grecs ont fait un choix et il leur appartient maintenant de l'assumer. (...) Il n'appartient pas aux autres peuples européens de faire les efforts que les Grecs ne veulent pas faire. Je suis donc favorable à la sortie de la Grèce de la zone euro qui malheureusement risque de connaître le même chaos qu'ont connus les Chiliens ou les Argentins à d'autres époques. (...) La leçon grecque doit en revanche nous conduire à remettre les institutions européennes sur la table afin qu'à une monnaie unique correspondent les institutions politiquement intégrées et donc à des politiques économiques et fiscales communes".

Un avis que partage le centriste Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI : "Ce vote est naturellement légitime, il a des conséquences dont la première est que la présence de la Grèce dans la zone euro n’est, à terme, plus praticable. Comme je l’ai suggéré il y a déjà plusieurs mois, il faut procéder à une sortie organisée de la Grèce de la zone euro. (...) Je demande solennellement que tout nouveau plan d’aide à la Grèce soit soumis à un vote préalable des deux chambres du parlement Français".

Pour François Bayrou, président du MoDem : "Le 'non' au référendum en Grèce présage de jours bien difficiles pour la Grèce et pour l’Europe. Par ce 'non', nous sommes entrés dans la zone des tempêtes

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