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Référendum du "peuple de gauche" : ce qu'il faut savoir sur la proposition de Jean-Christophe Cambadélis

ÉCLAIRAGE - Le patron du PS a annoncé l'organisation d'un référendum citoyen sur l'unité de la gauche, en vue des élections régionales de décembre prochain.

Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis au congrès de Poitiers
Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis au congrès de Poitiers
Crédit : MEHDI FEDOUACH / AFP
Référendum du "peuple de gauche" : ce qu'il faut savoir sur la proposition de Jean-Christophe Cambadélis
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Claire Gaveau
Claire Gaveau

Quelle sera la position du Parti socialiste lors des prochaines élections régionales de décembre ? La question se pose après l'annonce du premier secrétaire du parti, samedi 19 septembre à l'issue du Conseil national. Jean-Christophe Cambadélis a dévoilé l'organisation d'un référendum "du peuple de gauche" du 16 au 18 octobre pour définir la ligne à tenir. "La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours : elle portera sur 'oui ou non à l'unité dès maintenant pour les élections régionales ?'", a-t-il indiqué.

Une proposition qui intervient après de nombreux appels à l'unité de la part du parti majoritaire. "La volonté d'unité dans l'électorat de gauche et des écologistes est considérable. Elle est à plus de 70%, y compris dans le Front de gauche", a assuré Jean-Christophe Cambadélis en se référant à des sondages.

Éviter de "faire un Syriza ou un Podemos"

Cette proposition, s'il elle représente un risque réel tant l'inconnue sur la participation et le résultat est grande, est nécessaire, selon Jean-Christophe Cambadélis. "Nous ne pensons pas qu'il y aura dix millions de votants. Je ne sais pas combien il y en aura, mais nous pensons que le débat, sur ces trois jours, sera très important et intense. Et il y aura là la possibilité à l'électorat de se manifester", a-t-il déclaré alors que le Parti socialiste, Europe-Écologie Les Verts et le Front de Gauche peinent à trouver un front commun.

Si les écologistes ont refusé une alliance en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, malgré le risque d'une victoire du Front national, c'est pour "faire demain un Syriza ou un Podemos" en France et développer "les postures en vue de l'élection présidentielle", selon le patron du PS. 

Une proposition qui divise

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Mais cette idée d'unité ne convainc pas à gauche malgré une large défaite annoncée aux élections régionales. En première ligne ? Les Verts qui dénoncent fermement par la voix de Cécile Duflot la proposition de Jean-Christophe Cambadélis. "Il regarde les choses un peu à l'ancienne, il considère que ce sont les partis politiques qui décident pour les électeurs", a-t-elle critiqué sur France 3, alors que la sénatrice EELV, Esther Benbassa, a qualifié cette initiative de "mascarade". 

Même son de cloche du côté du Front de gauche où Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le "pistolet sur la tempe du Front national". "Les gens disent : 'Finalement, les socialistes sont infects mais on va être avec eux parce que l'autre (Marine Le Pen), elle est encore plus infecte'", a-t-il déclaré sur France Inter, refusant de soutenir "une politique de droite".

Une vision largement dénoncée par Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. "Il y a une culture dans les appareils absolument destructrice, petits calculs, aventures personnelles, sectarisme... Ils ne pensent qu'à eux-mêmes, qu'à leur petite soupe dans leur petits plats", a-t-il déclaré au micro de RTL.

Valls le félicite, Hollande pas au courant

Si les réactions de la gauche étaient attendues, celle de l'exécutif est davantage surprenante. En voyage au Maroc, François Hollande n'a, semble-t-il, pas été prévenu, selon Le Parisien, même s'il appelle une nouvelle fois à l'unité. "L'unité, c'est l'avenir et même le présent : il y a une bataille électorale à mener (...) La dispersion, c'est la disparition", a-t-il déclaré au quotidien.

Et si l'Élysée n'était pas au courant de l'annonce d'un référendum, Matignon non plus. Selon ses propres dires, le premier secrétaire du PS aurait reçu un SMS de la part de Manuel Valls, le félicitant de son "coup de maître". Le Premier ministre a ensuite publiquement pris la parole pour "saluer l'initiative de Jean-Christophe Cambadélis". "Je rêve d'une grande formation qui nous rassemble tous, de ce dépassement de cette maison commune qui accueille tous les progressistes, qui rassemble les républicains, les écologistes, tous ceux qui sont fidèles au contrat social", a-t-il argumenté lors du 100e congrès du Parti des radicaux, seul allié du PS au sein du gouvernement. 

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