1 min de lecture Nicolas Sarkozy

Quand Sarkozy évoque sa possible défaite à la Présidentielle

Vous aurez peut-être entre vos mains, dans les prochains jours, un des six millions de tracts que l'UMP publie pour contre-attaquer, après le grand meeting de François Hollande dimanche au Bourget. Le parti majoritaire y défend le bilan de Nicolas Sarkozy. Donné perdant dans les sondages, le chef de l'Etat, pas encore candidat, sait qu'il ne doit surtout pas laisser le socialiste creuser l'écart. "On a quinze jours pour se refaire, sinon c'est cuit", confie un ministre au "Parisien-Aujourd'hui en France" ce mardi. Première étape, dans les prochains jours (peut-être dimanche) : il sera à la télévision pour parler de la crise et annoncer des mesures, probablement la taxe anti-délocalisation. Et si Nicolas Sarkozy n'y croyait plus lui-même ? Pour la première fois, en petit comité, il a envisagé l'éventualité d'une défaite. A laquelle il ne veut pas croire pour l'instant...

Micro RTL
La rédaction de RTL avec Jérôme Chapuis et Béatrice Hadjaje

Même à l'Elysée, on concède que François Hollande a plutôt réussi son rendez-vous du Bourget. Nicolas Sarkozy veut riposter sur deux terrains. D'abord l'action, avec la réforme de la Sécurité sociale - il va détailler dans quelques jours à la télévision. Et puis il y a le terrain plus personnel : son projet de livre, qui est plus que jamais d'actualité. "Si je le fais, ce ne sera pas à moitié", confiait-il récemment à des proches.

Sauf surprise, il y aura une dimension mea culpa. Ce sera millimétré. "Un travail d'artisan", selon son expression. Il veut entrer dans "l'hyper-intime," disent ses proches. C'est pour ça qu'il privilégie l'écrit à l'image, qu'il qualifie de "maladie de l'époque".

Sa difficulté, ce n'est pas le manque de temps, plutôt le manque de recul. "Je suis trop entier pour être à la fois spectateur et acteur", dit-il parfois. Il sait qu'il n'est pas favori. Mais "quand on est sortant, il faut être le challenger, sinon dit-il, c'est foutu !"

Selon ses ministres : "Nicolas Sarkozy ne doute jamais." Et pourtant, il y a un fait nouveau, ces derniers jours, c'est que l'éventualité de la défaite n'est plus tabou à l'Elysée. S'il perd, Nicolas Sarkozy arrête la politique. Il l'a confié récemment :
"Vous n'entendrez plus parler de moi."
2012 et vous OK

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Quand Sarkozy évoque sa possible défaite à la Présidentielle
Vous aurez peut-être entre vos mains, dans les prochains jours, un des six millions de tracts que l'UMP publie pour contre-attaquer, après le grand meeting de François Hollande dimanche au Bourget. Le parti majoritaire y défend le bilan de Nicolas Sarkozy. Donné perdant dans les sondages, le chef de l'Etat, pas encore candidat, sait qu'il ne doit surtout pas laisser le socialiste creuser l'écart. "On a quinze jours pour se refaire, sinon c'est cuit", confie un ministre au "Parisien-Aujourd'hui en France" ce mardi. Première étape, dans les prochains jours (peut-être dimanche) : il sera à la télévision pour parler de la crise et annoncer des mesures, probablement la taxe anti-délocalisation. Et si Nicolas Sarkozy n'y croyait plus lui-même ? Pour la première fois, en petit comité, il a envisagé l'éventualité d'une défaite. A laquelle il ne veut pas croire pour l'instant...
https://www.rtl.fr/actu/politique/quand-nicolas-sarkozy-envisage-l-eventualite-d-une-defaite-7742662644
2012-01-24 19:18:00