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Quand Fillon déplorait un manque d'intérêt des médias pour les affaires d'éthique

Avant d'être désigné candidat à l'élection présidentielle, François Fillon se plaignait d'un manque d'intérêt des médias pour les affaires d'éthique touchant aux femmes et hommes politiques.

François Fillon le soir du second tour de la primaire de la droite 27 novembre 2016
François Fillon le soir du second tour de la primaire de la droite 27 novembre 2016
Crédit : Sipa
Clarisse Martin
Clarisse Martin

"Il y a un problème d'abaissement du niveau d'éthique dans la vie politique". Ces mots sont prononcés par François Fillon le 2 septembre 2016, alors en campagne pour la primaire de la droite et du centre. Le montage, réalisé par nos confrères de Brut, met en lumière le glissement du discours du candidat de la droite à l'élection présidentielle. 

"Ce que je mets sur le même plan, c'est la manière dont le système politico-médiatique passe sur toutes ces affaires. Tout ça, ça fait la "une" pendant trois jours, et puis ensuite c'est fini, on en parle plus." Ces images sont tournées quelques jours après son discours de Sablé-sur-Sarthe, prononcé le 28 août, durant lequel François Fillon avait ouvertement visé Nicolas Sarkozy, dont le nom apparaissait dans plusieurs affaires judiciaires. "Il ne sert à rien de parler d'autorité quand on n'est pas soi-même irréprochable. Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ?", avait alors formulé le candidat, qui avait fait de la probité un leitmotiv.

En février 2017, la position de François Fillon sur le traitement médiatique des affaires touchant à l'éthique des politiques semble avoir sensiblement changé. Empêtré dans une affaire de soupçons d'emplois fictifs occupés par son épouse Penelope et deux de leurs enfants, Charles et Marie, le prétendant à l'Élysée et ses proches dénoncent des "officines", des "boules puantes", un "acharnement" ou encore une "mise à mort" qui seraient l'oeuvre d'un "tribunal médiatique." La justice a quant à elle ouvert une enquête, le 26 janvier. Depuis cette date, les médias n'ont eu de cesse de prêter attention à l'affaire, ce qu'aurait vraisemblablement approuvé l'ancien sénateur de la Sarthe en d'autres temps, par exemple en septembre 2016.

Sur BFMTV, le coordinateur de la campagne, Bruno Retailleau, avait remis en cause le travail des journalistes de l'hebdomadaire satirique en déclarant "qu'on ne va pas laisser aller la campagne présidentielle au rythme des 'pseudo-révélations' mensongères du Canard Enchaîné." Et même s'il parle d'un "lynchage" médiatique, François Fillon se défend de faire siffler la presse. "Je ne me 'lepénise pas'", a-t-il déclaré, alors que son soutien Jean-Pierre Raffarin avait commencé son discours lors d'un meeting de François Fillon, le 9 février, en faisant huer les journalistes.

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