2 min de lecture Justice

Prisons : "projet d'accord" entre syndicats et administration malgré les tensions

Dans un climat tendu par de nouvelles agressions de surveillants pénitentiaires, les négociations entre l'administration pénitentiaire et les syndicats ont abouti à un projet d'accord qui doit encore être validé.

Blocage de la prison de Vendin-le-Vieil le mardi 16 janvier 2018 par les gardiens de prison.
Blocage de la prison de Vendin-le-Vieil le mardi 16 janvier 2018 par les gardiens de prison. Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Nicolas Skopinski
et AFP

Un "projet d'accord" issu de négociations a été soumis dans la soirée de vendredi 19 janvier aux syndicats de surveillants de prison et à la ministre de la Justice, qui s'est rendue en Corse après une agression au centre pénitentiaire de Borgo.

Le document, publié sur le site de l'Ufap-Unsa (majoritaire) prévoit notamment la création de 1.100 emplois de surveillants sur quatre ans, "dont une première tranche de 100 emplois dès 2018". Le texte prévoit aussi des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens et un régime de détention défini pour les "détenus terroristes et radicalisés", permettant une "étanchéité totale de la gestion des détenus les plus dangereux".

Le texte, qui a été soumis à la ministre de la Justice Nicole Belloubet ainsi qu'aux deux syndicats ayant participé aux négociations entamées mardi, l'Ufap-Unsa et à la CGT-Pénitentiaire, doit maintenant être examiné par les surveillants.

Une fois qu'elles auront examiné ce "relevé de conclusions", "soit nos bases souhaitent conclure l'accord (...), soit elles nous demandent de ne pas signer et de repartir dans l'action", a expliqué Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.
L'Ufap-Unsa va également consulter ses adhérents avant de décider de la marche à suivre.Le troisième syndicat principal, FO, n'a pas participé aux négociations avec la Chancellerie.

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Les surveillants de prison ont lancé leur mouvement national de blocage des prisons il y a quatre jours, après l'agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Plusieurs agressions au cours des négociations

Depuis, d'autres agressions ont crispé les négociations avec l'Administration pénitentiaire. Vendredi 19 janvier, deux gardiens de prison ont été blessés par un détenu signalé pour radicalisation, peut-être aidé par des complices, dans le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse où s'est rendue la garde des Sceaux, accueillie par des sifflets.

Selon la DAP, 80 établissements sur 188 ont été bloqués. Dans la matinée, des incidents avaient eu lieu à Fleury-Mérogis : les forces de l'ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe (plus de 4.300 détenus).

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