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Primaire UMP : toutes les modalités du scrutin

Le bureau politique du parti a validé la charte pour ce vote inédit. La primaire sera ouverte aux candidats centristes.

Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se serrent la main lors d'un meeting le 22 novembre 2014 (archive).
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se serrent la main lors d'un meeting le 22 novembre 2014 (archive). Crédit : JEAN-PIERRE MULLER / AFP
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C'est une première à droite. L'UMP, en quête de "plus de transparence" et de "démocratie", a acté, mardi 7 avril, lors d'un bureau politique, l'organisation d'une primaire ouverte au centre, en 2016, pour désigner son champion à la présidentielle de l'année suivante.

Avec l'espoir que cette pré-présidentielle permette à au moins deux millions de Français de désigner leur candidat pour 2017, les quelque 45 membres du BP présents (sur 61), ont apporté peu de changements au texte de préparation élaboré par une équipe conduite par le député Thierry Solère.

À peine élu président de l'UMP, fin 2014, Nicolas Sarkozy avait chargé ce proche de Bruno Le Maire de mener à bien les discussions sur la primaire. Dans un souci de "transparence" et de "rassemblement", réclamés par les ténors de l'UMP encore traumatisés par deux années de querelles internes, Nicolas Sarkozy avait formé une équipe où chaque candidat déclaré ou non était représenté. 

Quatre candidats déclarés

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Lui-même était représenté par Brice Hortefeux, François Fillon par Bernard Accoyer, Alain Juppé par Édouard Philippe, Xavier Bertrand par Damien Meslot et Hervé Mariton par Philippe Gosselin. Luc Chatel, ancien secrétaire général de l'UMP, faisait également partie de l'équipe.

Ouverte au centre, la primaire se déroulera les 20 et 27 novembre 2016. Les candidats ont jusqu'au 9 septembre 2016 pour se déclarer. Leur liste sera rendue publique, au plus tard le 21 septembre, par la Haute autorité (présidée par la juriste Anne Levade) chargée du bon déroulé de toute l'opération. 

Pour l'instant, sont officiellement candidats François Fillon, Alain Juppé, Xavier Bertrand et Christian Estrosi. Nicolas Sarkozy, qui devra quitter la présidence de l'UMP pour faire campagne, devrait donc se déclarer le plus tard possible. Bruno Le Maire pourrait également être candidat, ainsi que Nathalie Kosciusko-Morizet, voire Hervé Mariton.

Une primaire ouverte au centre

À l'issue du bureau politique, Thierry Solère, Brice Hortefeux et Édouard Philippe ont présenté à la presse la "charte d'organisation de la primaire". Le représentant d'Alain Juppé a souligné que la discussion avait été "apaisée" lors de cette réunion.

Quant aux candidats UMP, il a été décidé que les seuils de parrainages seraient fixés à 20 parlementaires (contre 25 dans le document provisoire), au moins 250 élus répartis sur un minimum de 30 départements et au moins 2.500 adhérents répartis sur un minimum de 15 départements.

Concernant "toute formation de l'opposition qui voudrait rejoindre cette primaire", l'UMP prévoit de "discuter avec elle" pour fixer les règles qui lui seraient propres. Ont également été actées les dispositions suivantes. Ce sera un vote avec bulletin papier (pour éviter les risques de fraude), il n'y aura pas de procurations, chaque électeur s'acquittera de deux euros par tour et devra signer la déclaration suivante : "J'adhère aux valeurs de la droite et du centre. Je m'engage pour l'alternance et pour le redressement de la France".

Les modalités pratiques fixées

La charte précise que chaque candidat à la primaire doit s'engager "à soutenir publiquement le candidat à la présidence de la République désigné à l'issue de la primaire et à prendre part à sa campagne".

Il y aura environ 10.000 bureaux de vote, soit 2.000 de plus que ce qui avait été préalablement proposé, à la demande des juppéistes, qui souhaitent que le plus grand nombre possible d'électeurs puissent voter.

Le clan Juppé table en effet sur un seuil de trois millions de votants, espérant faire "aussi bien" que le PS et ses 2,9 millions d'électeurs en 2011. Surtout, un tel socle irait bien au-delà des sympathisants UMP - selon qui Sarkozy est plus à même de gagner 2017 (sondage Ifop publié mardi) - et déborderait largement sur l'électorat centriste, a priori plus favorable au maire de Bordeaux.

Encore des inconnues

La question du financement des candidats n'a pas été abordée. Reste aussi celle de la date du retrait du président de l'UMP une fois déclaré candidat. Ce sera à la commission des statuts, chargée d'élaborer ceux du nouveau parti (qui sera rebaptisé Les Républicains lors du congrès du 30 mai), d'en décider. Cette commission se réunit mardi prochain.

Nicolas Sarkozy a proposé que "tout membre de la direction qui se portera candidat à la primaire devra démissionner" et que le candidat élu sera également celui qui "mènera le parti à la présidentielle de 2017".

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