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Primaire UMP : Juppé met en garde contre un "scrutin bidouillé"

Le maire de Bordeaux sonne la charge contre son rival Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'"exciter le sentiment antimusulman".

Alain Juppé le 30 mars à Bordeaux.
Alain Juppé le 30 mars à Bordeaux.
Crédit : JEAN-PIERRE MULLER / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que l'UMP dévoile les règles du jeu pour la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017, Alain Juppé se confie à La Tribune. Il plaide pour un scrutin transparent et regrette certains propos du président du parti.  

Le maire de Bordeaux, politique préféré des Français, met en garde contre un "scrutin bidouillé" lors de la primaire à droite. Comment aborde-t-il cette élection prévue en 2016 ? "S'il s'agit d'une primaire ouverte à tous les sympathisants de la droite et du centre, j'aurai ma chance. En revanche, si le scrutin est 'bidouillé' pour rééditer le scénario de l'élection du président de l'UMP, cette élection ne sera pas de nature à créer une véritable dynamique. Si la deuxième option prévaut, je me présenterai donc, je l'ai déjà annoncé, au premier tour de l'élection présidentielle en 2017", avertit l'ancien Premier ministre. 

Pas d'accord avec Nicolas Sarkozy sur l'islam

Qu'est-ce qui le différencie de Nicolas Sarkozy? "C'est très simple: regardez-nous !", réplique-t-il. "Nous avons beaucoup de choses en commun car nous sommes de la même famille politique. Comme lui, je pense que la laïcité doit fonctionner dans les deux sens. Chacun doit pouvoir vivre sa religion librement mais toutes les religions doivent respecter les principes de l'Etat. En revanche, il n'est pas nécessaire de verser de l'huile sur le feu en permanence", déplore Alain Juppé.

Exciter le sentiment antimusulman ne sert à rien.

Alain Juppé

"Sur les menus dans les cantines, par exemple, il faut laisser le choix aux élèves. C'est ce qui se passe à Bordeaux comme dans toutes les villes et cela fonctionne très bien. De même, voir une étudiante avec un foulard sur la tête à l'université ne m'indigne pas. Calmons-nous! Exciter le sentiment antimusulman ne sert à rien", juge-t-il. 

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Nicolas Sarkozy a prôné, pendant la campagne pour les élections départementales, la suppression des menus de substitution dans les cantines scolaires, s'attirant des critiques jusque dans son propre parti. L'ancien chef de l'Etat, partisan d'une "règle républicaine sans faiblesse", se dit également pour l'interdiction du voile à l'université

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