2 min de lecture Nathalie Kosciusko-Morizet

Primaire UMP à Paris : le vote va continuer malgré plusieurs "couacs"

Le premier tour de la primaire de l'UMP pour la mairie de Paris va se poursuivre normalement jusqu'à son terme lundi, a annoncé le président de l'autorité de supervision de l'élection, Antoine Rufenacht.

Les quatre candidats à la primaire UMP et les clés électroniques, destinées à garantir la sécurité du scrutin.
Les quatre candidats à la primaire UMP et les clés électroniques, destinées à garantir la sécurité du scrutin. Crédit : Jacques Demarthon - AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Au terme d'une réunion de trois heures et demie avec les protagonistes de la primaire UMP pour les municipales à Paris, Antoine Rufenacht, le président de l'autorité de supervision de l'élection, a annoncé la poursuite du processus électoral dans les conditions prévues initialement.  Les candidats se sont également engagés à ne plus s'exprimer d'ici à la fin du vote, lundi à 19h.

Il a été décidé "de l'interdiction de toute nouvelle communication publique ou prise de parole des candidats ou de leurs soutiens jusqu'à la clôture du scrutin, l'interdiction de campagne téléphonique, d'envoi de messages électroniques ou papier quel que soit le fichier utilisé de la part des candidats ou de leurs soutiens" ainsi que de "la fermeture immédiate des permanences, bureaux, points de vote et d'information", a précisé Antoine Rufenacht. "Toute tentative d'inscription frauduleuse doit être poursuivie pénalement", a-t-il rappelé.

Copé en juge de paix


"Jean-François Copé s'associera à cet accord et demandera à l'ensemble des membres du Bureau de se conformer aux décisions prises", a ajouté le président de l'autorité de supervision de la primaire. Le président de l'UMP leur a d'ailleurs écrit samedi soir pour leur demander "de bien vouloir respecter ce processus et de ne pas s'exprimer sur les primaires jusqu'à la fin des opérations de vote".

Dans la matinée de samedi, il avait téléphoné à chacun des quatre candidats pour leur répéter ce message et insister sur la nécessité de se rassembler à l'issue de la compétition, a-t-on rapporté dans son entourage.

Le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel avait mis le feu aux poudres vendredi soir en réclamant la "suspension" du scrutin pour cause de "système incontestablement défaillant".

Un scrutin marqué par plusieurs dysfonctionnements

À lire aussi
François Bayrou, le 21 juin 2017 gouvernement
Remaniement : quel rôle François Bayrou a-t-il joué ?


Le jeune élu copéiste avait dénoncé l'impossibilité pour certains électeurs de s'inscrire sur le site de la primaire, la possibilité de voter à l'insu d'un tiers, et la poursuite hors délai par la favorite de la consultation, Nathalie Kosciusko-Morizet, de sa campagne, avec l'organisation de "bureaux de vote" par ses équipes.


Des dysfonctionnements prouvés par les expériences du journal gratuit Metro  et de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur ont montré qu'il était possible de frauder à cette élection. Sur le site du dernier, on peut lire le "mode d'emploi" : "Pour m'inscrire, il me faut quatre informations : le prénom, le nom de famille, la date de naissance et l'adresse d'un habitant de Paris inscrit sur la liste électorale au 31 décembre 2012". Après s'être procuré ces donnés, ils ont pu voter. Une opération répétée plusieurs fois, et "facilement" selon nos confrères.

Autre petit "couac" : le système permettant de voter en ligne aurait une faille, et donne accès aux adresses postales de certaines personnalités. Parmi elles : l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Nathalie Kosciusko-Morizet UMP Info
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants