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Primaire Les Républicains : "Les patrons ne croient plus aux promesses", affirme Alba Ventura

Mercredi 31 août, les candidats à la primaire de la droite ont passé leur grand oral devant le Medef. Un public pas forcément acquis à leur cause.

Nicolas Sarkozy devant les patrons à l'université du Medef, le 31 août 2016
Nicolas Sarkozy devant les patrons à l'université du Medef, le 31 août 2016
Crédit : SIPA
Primaire Les Républicains : "Les patrons ne croient plus aux promesses", affirme Alba Ventura
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Primaire Les Républicains : "Les patrons ne croient plus aux promesses", affirme Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

À chaque jour sa polémique dans la primaire à droite. Après François Fillon et ses attaques contre Nicolas Sarkozy, ce sont les patrons qui se sont émus du temps accordé à l'ancien Président devant l'université d'été du Medef mercredi 31 août. Disons que pour son grand oral, Nicolas Sarkozy n'a pas fait les choses comme les autres. Non seulement il est arrivé avec du retard, mais il a explosé les temps de parole : il a fait quarante minutes de discours, au lieu des vingt minutes accordées à François FillonAlain Juppé et Bruno Le Maire. Il n'a pas eu de chronomètre.

Est-ce dû à son statut d'ancien chef de l'État ? À moins que l'entourage de Nicolas Sarkozy ait exigé ces conditions. Toujours est-il que les patrons n'ont pas apprécié. Cela  s'est senti à l'applaudimètre : Bruno Le Maire et Alain Juppé ont été les plus applaudis. Ce n'est pas une bonne opération pour Nicolas Sarkozy. Ses relations avec les chefs d'entreprises ne sont pas au beau fixe. Combien d'empoignades relatées par l'entourage même de Nicolas Sarkozy. Le patron des patrons lui-même, Pierre Gattaz, n'a pas toujours gardé un bon souvenir de ses rencontres avec lui.
C'était un rendez-vous stratégique pour les quatre principaux candidats qui se sont exprimés. D'abord parce que pour la droite c'est un passage obligé d'aller voir les patrons. La droite est "supposée" être dans le camp de patrons (il ne faut pas généraliser). Pour les patrons, auditionner quatre candidats qui faisaient tous partie du gouvernement précédent, ce n'est pas rien. Parmi les quatre, il y a même un ancien président et un ancien premier ministre.

Les patrons attendent davantage de vision

Alba Ventura

Est-ce un handicap ? Disons que promettre des baisses de charges et des baisses d'impôts quand vous ne l'avez pas fait à l'époque, c'est compliqué. L'argument de la crise ne fonctionne plus. Les baisses d'impôts, ça ne peut pas être un programme (surtout lorsqu'ils ont augmenté de 30 milliards dans le quinquennat précédent). Les 35 heures, c'est pareil. Attention avant de promettre d'en sortir. Parce que depuis quelques années, il y a surtout eu des aménagements jamais de remise en cause de la durée légale du travail.

Les patrons veulent entendre autre chose que : "On va faire ce que je dis maintenant pas ce que j'ai fait il y a cinq ans !". Ils souhaiteraient aussi que les programmes des candidats de droite ne consistent pas seulement à "défaire" : défaire les impôts, défaire les 35 heures.

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Alors bien sûr dans la panoplie des candidats à la primaire de droite, vous  trouverez aussi la suppression de l'ISF, le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite, la réduction des dépenses, la diminution du nombre de fonctionnaires. Mais les patrons attendent davantage de vision. Et surtout, ils ne croient plus aux promesses. Et en cela, ils ressemblent terriblement aux Français.

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