3 min de lecture Primaire Les Républicains

Primaire de la droite : les affaires judiciaires au coeur de la campagne

ÉCLAIRAGE - La notion de transparence a une place centrale dans la primaire Les Républicains mais aussi dans la campagne pour la présidentielle.

Primaire Les Républicains : les 7 candidats
Primaire Les Républicains : les 7 candidats
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

En pleine campagne pour la primaire Les Républicains et à deux jours du premier débat RTL/ Le Figaro/ LCI qui opposera les sept candidats en lice, Bruno Le Maire attaque Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sur les affaires judiciaires. Le candidat du renouveau a assuré, au micro de RTL, n'avoir "jamais demandé qu'un candidat ait un casier judiciaire vierge. Une fois que la justice est passée, elle est passée, je laisse à l'électeur le soin de trancher, explique-t-il. Je demande juste que comme pour n'importe quel candidat à un concours de la fonction publique, si vous êtes candidat à une élection locale ou nationale, vous faites la transparence sur votre casier (...) mais je n'exige pas soit que ce casier soit vierge, je ne suis pas là pour donner des leçons, je suis pour qu'on avance dans la transparence avec les électeurs". 

Alain Juppé qui avait prôné un code de bonne conduite afin d'assurer le bon déroulement de la primaire Les Républicains, a estimé sur BFMTV qu'"en matière judiciaire, il vaut mieux avoir un passé qu'un avenir". Le maire de Bordeaux a reconnu se sentir "naturellement" visé par les attaques de Bruno Le Maire. "Tout le monde connaît ma situation, je me suis exprimé et je crois que les Français m'ont compris et qu'ils m'ont relégétimés à plusieurs reprises". 

Des attaques qui se mêlent à la campagne

Les affaires judiciaires ont pris un rôle central dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2017. En particulier avec la demande de renvoi du parquet de Paris de tous les mis en examen dans l'affaire Bygmalion. Les enquêteurs estiment que Nicolas Sarkozy était au courant du dépassement des comptes de sa campagne en 2012, invalidés par le Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy se défend des attaques l'affaire Bygmalion. Invité, de L'Émission Politique, l'ancien chef de l'État avait assuré être la cible de toutes les attaques. À l'antenne de RTL, son avocat, Thierry Herzog, confiait que le candidat à la primaire Les Républicains était "serein". "On ne demande pas de traitement de faveur, mais même en période présidentielle, même à quelques semaines de la primaire, il n'est pas question que monsieur Nicolas Sarkozy soit traité comme un citoyen différent de n'importe quel autre citoyen".

François Fillon a fait parti des premiers à ouvrir les hostilités concernant les affaires judiciaires de ses rivaux. Lors d'un discours dans la Sarthe, l'ancien premier ministre a déclaré : "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? Avoir une haute idée de la politique signifie que ceux qui briguent la confiance des Français doivent être dignes. Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs". Emmanuel Macron a aussi centré son discours à Strasbourg sur la transparence. "Partout, dans les démocratie modernes, cette configuration serait impensable. Le retour n'est pas un droit en politique. Ne tirer aucune conséquence du passé n'est pas un droit en politique", déclarait l'ancien ministre de l'Économie. 

Miser sur la transparence

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Le numéro d'Envoyé Spécial sur France 2 avec l'interview de Fanck Attal, un ancien cadre de Bygmalion, a relancé l'affaire avec de nouvelles révélations. Afin de contrer son adversaire, le soir de la diffusion de l'émission, Bruno Le Maire a publié ses comptes de campagne, "régulièrement mis à jour, en toute transparence", comme il l'explique sur son compte Twitter. Sur un site internet, il rappelle les règles de financement de la campagne présidentielle et ajoute que ces "dépenses cumulées" au 30 septembre 2012 atteignent 1.780.268 euros. "Nous n'avons rien à cacher", ajoute-t-il. 

Alain Juppé a usé de la même stratégie. "Comme annoncé début septembre, la direction de la campagne d'Alain Juppé a décidé de rendre public chaque mois et jusqu'à l'issue du scrutin de la primaire l'état des dépenses et des recettes du candidat Alain Juppé", rapportait ChallengesJean-François Copé, aussi candidat à la primaire Les Républicains, a entamé son retour en politique en éclaircissant son rôle dans l'affaire Bygmalion. L'ancien président de l'UMP rappelle être "totalement innocent". "Après l'épreuve très violente que j'ai eu à traverser, j'ai fait le choix de me retirer pendant un certain temps pour réfléchir sur mes erreurs, sur ce qu'il faut sans doute changer (...) Je pense en particulier à un mot que j'ai retenu de mes entretiens avec beaucoup de Français, le mot bienveillance". 

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2016-10-12 08:00:00
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