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Primaire de la gauche : quels seront les thèmes abordés lors du premier débat ?

ÉCLAIRAGE - Le premier débat de la primaire de la Belle Alliance Populaire se déroule ce jeudi 12 janvier. Les candidats à l'élection présidentielle aborderont notamment les questions économiques et sociales, le terrorisme et la République et la laïcité.

Primaire de la gauche : le premier débat télévisé est organisé par RTL, TF1 et "L'Obs" jeudi 12 janvier 2016
Primaire de la gauche : le premier débat télévisé est organisé par RTL, TF1 et "L'Obs" jeudi 12 janvier 2016 Crédit : RTL
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

C'est le premier pas vers la dernière ligne droite. Jeudi 12 janvier 2017, les sept candidats à la primaire de la gauche, dit de la Belle Alliance Populaire, vont débattre pour la première fois, à dix jours du premier tour. Un débat diffusé en direct sur RTL et TF1 à partir de 21 heures. En plateau, interrogés par les trois journalistes Elizabeth Martichoux, Gilles Bouleau et Matthieu Croissandeau, on retrouvera les anciens ministres de François Hollande, Sylvia Pinel, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, ainsi que François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

L'occasion pour les petits candidats moins connus d'exposer leurs idées aux Français et pourquoi pas percer dans les urnes. Du côté des candidats favoris, ils pourront se démarquer par leurs propositions les plus fortes. Ce débat est le premier d'une série de trois en un peu plus d'une semaine. Les thèmes imposés sont, dans l'ordre, les questions économiques et sociales, suivies du sujet de la sécurité et du terrorisme pour finir sur le délicat chapitre de la laïcité, la République et l'islam. 

1. Les questions économiques et sociales

La première partie de la soirée s'animera autour des questions économiques et sociales. Parmi elles, les téléspectateurs devraient notamment entendre parler de la Loi Travail, passée avec l'aide du 49.3 sous la responsabilité de l'ancien premier ministre, qui se défend par ailleurs aujourd'hui en expliquant qu'on lui "avait imposé" son application

Manuel Valls prend naturellement position de conserver cette réforme portée par Myriam El Khomri. En accord avec ce principe, on retrouve également Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias. En revanche, certains, comme Vincent Peillon, ancien ministre de l'Éducation, veut la réécrire quand Benoît Hamon et Arnaud Montebourg souhaitent son abrogation pure et simple.

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L'idée d'un revenu universel, au cœur du débat actuel, devrait là aussi secouer les échanges. Quatre d'entre eux ont clairement pris position contre sa mise en place à l'instar de Sylvia Pinel, Arnaud Montebourg, François de Rugy et Vincent Peillon et s'opposeront donc à Benoît Hamon et Jean-Luc Bennahmias. Manuel Valls militait déjà pour la mesure quand il était encore aux rennes du gouvernement mais "sous condition de ressources".

2. Terrorisme et sécurité

Deuxième thème abordé, celui du terrorisme et de la sécurité. Un sujet qui revêt une importance particulière depuis que le territoire est la cible régulière d'attentats depuis janvier 2015. Dans leurs programmes, les candidats abordent tous le problème différemment. Manuel Valls et Jean-Luc Bennahmias se concentrent par exemple sur l'aspect sécuritaire. Quand le premier promet la création de 1.000 postes de policiers et gendarmes par an, le second prône une police municipale armée et la création de "vigiles de sécurité agréés par le Ministère de l'Intérieur" avec des armes non létales.

Vincent Peillon veut, lui, concentrer les efforts sur la Justice et augmenter son budget de 2 milliards d'euros afin de "garantir aux institutions régaliennes les moyens humains, financiers et fonctionnels dont elles ont besoin". Chez Arnaud Montebourg, sans détailler les propositions, on veut la création d'un parquet national antiterroriste, revaloriser la police judiciaire et instaurer un service de renseignement de proximité. Le renseignement, c'est aussi ce qui intéresse Benoît Hamon. Le candidat milite pour la création d'une agence de renseignement européenne.

Le sujet du terrorisme s'accompagne de la question de la radicalisation dans le pays. C'est pourquoi Sylvia Pinel veut prévenir contre la radicalisation des jeunes de 15 à 18 ans avec ses "chantiers républicains". Quant à François de Rugy, il souhaite la mise en place d'un Haut conseil pluraliste de la sécurité intérieure. Pour lutter contre la radicalisation, il "veut prendre le mal par la racine", en recrutant dans chaque région des éducateurs spécialisés. 

3. République, laïcité et islam

Les questions qui concernent la République, la laïcité et l'islam seront les dernières abordées pendant le débat. Au cœur de la polémique sur le burkini cet été, Manuel Valls tente de séduire un nouvel électorat en adoucissant certaines de ses positions. Il prévoit également une charte de la laïcité adossée à la Constitution, sans préciser ce qu'engendre le terme "adossé".

Candidat qui se veut celui du vivre ensemble, Benoît Hamon refuse de légiférer sur le voile, et rejette "cette laïcité utilisée comme un glaise contre une seule religion". Même son de cloche chez Arnaud Montebourg qui ne prévoit pas non plus de loi sur le port du voile et affirme son attachement à la loi de 1905. Tout comme Vincent Peillon, qui défend une idée humaniste de la laïcité. Jean-Luc Bennahmias prône la défense de la laïcité contre "l'extrême droite et les islamistes" dans un long plaidoyer publié sur son site. Sans s'étendre sur le sujet, François de Rugy s'était emporté dans l’hémicycle contre l'utilisation de la laïcité comme "forme de militantisme antireligieux dirigé contre une seule religion".

Sylvia Pinel défend, elle, "une République généreuse pour assurer la promesse républicaine" dans son Audace pour la France sans préciser des mesures en particulier. Elle se concentre particulièrement sur "les libertés des femmes" et veut se battre pour que "les femmes soient pleinement en mesure d'exercer leur liberté de conscience ou de culture" tout en les préservant de toute "forme de soumission ou d'oppression qui aurait pour effet de limiter leurs libertés".

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