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Primaire de la gauche : pourquoi l'option Vincent Peillon surgit

ÉCLAIRAGE - L'ancien ministre de l'Éducation nationale aurait décidé de se lancer pour l'élection présidentielle de 2017, en passant par la primaire à gauche.

Vincent Peillon, le 12 février 2014
Vincent Peillon, le 12 février 2014 Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Le renoncement de François Hollande et la candidature de Manuel Valls semblent avoir réveillé les intentions présidentielles de certains. Vincent Peillon devrait annoncer sa candidature pour 2017, durant le week-end des 10 et 11 décembre. L'ancien ministre ajoute ainsi son nom à la liste des participants à la primaire socialiste, au côté d'Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, François de Rugy, Jean-Luc Bennahmias, Paul Larrouturou et Sylvia Pinel. 

Selon les informations du Canard Enchaîné de ce mercredi 7 décembre, Martine Aubry serait allée chercher Vincent Peillon, après avoir envisagé les hypothèses Christiane Taubira et Marisol Touraine. "Pour plus de sûreté, elle a obtenu l'approbation d'Anne Hidalgo, un soutien de poids quand on sait combien la mairie de Paris est proche des frondeurs", ajoute le journal.

Mais dans une déclaration à l'AFP, la maire de Lille a démenti avoir sollicité "directement ou indirectement" l'ancien membre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. "Je lis pour la deuxième fois ces derniers jours dans la presse (...) que j'aurais sollicité Vincent Peillon pour se présenter à la primaire de la gauche. Je tiens simplement à dire que je n'en ai jamais eu l'intention et que je n'ai eu aucun contact avec lui directement ou indirectement". Cependant, Marc Mancel, l'un des proches de Vincent Peillon, aurait commencé "à faire le tour des cadres du PS pour d'éventuels parrainages", peut-on lire dans Le Canard Enchaîné.

Une candidature contre Valls et Montebourg ?

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"Il est prêt", explique le député Patrick Mennucci dans Le Point. Dans un article du Monde, l'un de ses amis explique qu'"il considère que les candidats actuels ne représentent pas le cœur du PS et ne permettent pas de rassembler largement. Arnaud Montebourg et Manuel Valls, ça ne représente que les deux bouts de l'omelette". L'ancien ministre de l'Éducation nationale, qui a quitté le gouvernement en 2014, serait une illustration de la "volonté de certains 'hollandais' de vouloir lutter contre Manuel Valls sans pour autant se rallier à Arnaud Montebourg", explique BFMTV. L'ancien premier ministre a d'ailleurs réagi aux rumeurs lors d'un déplacement dans le Doubs. et juge que l'on "ne peut pas être candidat pour affaiblir. C'est ma conception. On ne peut pas être candidat contre".

Sa loyauté envers François Hollande séduit au sein du Parti socialiste. "Il n'a, à aucun moment, participé à l'empêchement du président par une série de petites phrases assassines", contrairement à l'ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et son successeur à l'Éducation nationale, Benoît Hamon. Sa principale force pourrait être le fait que contrairement aux anciens ministres, candidats à la primaire de la gauche, Vincent Peillon n'est pas associé au bilan de François Hollande et Manuel Valls. "Il n'est ni impliqué dans l'affaire de la déchéance de nationalité, ni dans la loi Travail, ni dans l'usage du 49.3 pour la loi Macron", souligne Le Point

Seul point noir : la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Le site du gouvernement explique que la réforme des rythmes scolaires "vise à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande". Son bilan est toutefois en demi-teinte. Selon la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public, "plus de 30 % des communes vont demander une participation aux parents d’élèves pour financer les activités scolaires à cette rentrée", explique 20Minutes.

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2016-12-08 07:00:00
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