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Primaire de la gauche : Manuel Valls "doit retrouver le lien avec les Français"

LE MAG POL - Selon Olivier Mazerolle, le Premier ministre peut encore convaincre les Français à condition de renouer avec son image d'avant Matignon.

Manuel Valls en meeting à Colomiers lundi 29 août 2016 pour soutenir François Hollande
Manuel Valls en meeting à Colomiers lundi 29 août 2016 pour soutenir François Hollande
Crédit : PASCAL PAVANI / AFP
Primaire de la gauche : Manuel Valls "doit retrouver le lien avec les Français"
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Primaire de la gauche : Manuel Valls "doit retrouver le lien avec les Français"
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Philippe Robuchon & Clémence Bauduin

François Hollande hors jeu, Manuel Valls semble plus que jamais se sentir l'étoffe d'un candidat à la présidentielle. "Il veut peut-être se convaincre que dans cette fin de quinquennat catastrophique, il y a un problème d'émetteur plus que de message, que c'est la personnalité de François Hollande qui est rejetée mais que le bilan n'est pas si mauvais que ça, analyse Guillaume Roquette du Figaro. C'est d'ailleurs l'idée que François Hollande a développé dans son intervention" du 1er décembre. "Il a beaucoup de handicaps à surmonter car les partisans de François Hollande ont envie de lui faire un procès en trahison, les amis de Martine Aubry ne peuvent pas le souffrir", dépeint pour sa part Olivier Mazerolle.

"En fait, Manuel Valls, s'il veut réussir, doit retrouver le lien avec les Français qui était le sien avant qu'il ne devienne Premier ministre, c'est-à-dire le combattant, le politique qui n'a pas la langue de bois, qui se dégage des dogmes et de l'emprisonnement que lui impose un parti politique, poursuit Olivier Mazerolle. S'il réussit cela, il peut redevenir populaire." D'après Christophe Jakubyszyn de TF1-LCI, "cela va être compliqué mais il peut être très bon en campagne". Ce dernier estime toutefois que Manuel Valls "est suffisamment lucide pour savoir que ça va être très compliqué de l'emporter à la présidentielle."

Concernant François Hollande, à quoi vont ressembler ses cinq derniers mois à l'Élysée ? "Ça va dépendre des événements, affirme Olivier Mazerolle. S'il y a des événements malheureusement tragiques comme des attentats, François Hollande retrouvera un rôle prédominant, il sera toujours à la barre en étant président. Sinon, il est probable qu'il participera à la campagne présidentielle en rappelant les valeurs de la France telles qu'il les voit et participera à l'appui du candidat de gauche". Reste à savoir si cela jouera ou non en faveur du candidat en question. Quoi qu'il en soit, son renoncement "le rend sympathique et humain" d'après notre éditorialiste.

Le jour où le vent a tourné pour François Fillon

Au cours d'une campagne politique, il y a toujours un moment où les choses se cristallisent, où le candidat sent qu'il peut se passer quelque chose. Pour François Fillon, ce jour J a eu précisément lieu le 11 novembre, à Mouilleron-le-Captif, en Vendée, le département de Bruno Retailleau, l'un de ses principaux lieutenants. Les sondages commencent alors sérieusement à frémir et - signe qui ne trompe pas - le meeting est bondé, il faut pousser les murs. Pour François Fillon, c'est le moment décisif, et lui qui est avare de confidences va en faire une de taille à son ami Retailleau. "Pour la première fois, je me dis que je peux me retrouver président de la République dans une situation exceptionnelle pour la France", lui lance-t-il. Même le Vendéen n'en croit pas ses oreilles.

Fillon pourrait accorder une place de choix à Baroin

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Avant d'être sarkozyste, François Baroin était filloniste... Et même si le maire de Troyes a été un soutien ardent de Nicolas Sarkozy - qui lui avait promis le fauteuil de Premier ministre en cas de victoire - et que François Fillon peut avoir la rancune tenace, François Baroin devrait décrocher "une place importante dans son dispositif de campagne" selon l'un de ses proche."Baroin est talentueux et fiable", explique un filloniste de poids qui n'entend pas s'en passer. 

Quand Hollande pensait "torcher la primaire"

Finalement, il ne passera pas par la présidentielle... ni donc par la primaire. Pourtant, François Hollande l'a longtemps voulu et avait lui-même validé la primaire de la gauche en juin dernier. "À l'époque, explique un ministre, Hollande pensait pouvoir torcher la primaire au premier tour." Une autre époque.

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