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Primaire de la gauche : le nucléaire, sujet de tension entre les candidats

Les sept candidats s'entendent tous pour sortir du nucléaire mais pas forcément de la même façon. Le sujet a provoqué une tension lors du deuxième débat de la primaire.

Plateau du deuxième débat de la primaire de la gauche
Plateau du deuxième débat de la primaire de la gauche Crédit : Capture d'écran BFMTV
Marie de Fournas

La question du nucléaire a créé quelques tensions entre certains candidats lors du deuxième débat de la primaire de la gauche. Dans tous leurs programmes, il est pourtant question d'accélérer la sortie du nucléaire. Une ambition complexe, quand on sait qu'en France le nucléaire représente les trois quarts de la production d'électricité. C'est en particulier sur la façon de faire et sur la vision de cette énergie, que certains candidats ont exprimé de forts désaccords. 

Arnaud Montebourg, tout comme Manuel Valls qui s'est peu étendu sur le sujet, est pour le mixe énergétique. "L'ennemi c'est le carbone, le charbon et le pétrole. C'est une drogue, c'est difficile de s'en défaire. Il faut prendre les problèmes l'un après l'autre. On a besoin du nucléaire pour réduire la consommation de carbone". L'ancien ministre de l'Économie propose une rénovation thermique, qui selon lui "permettrait en plus de créer des emplois". 

Les énergies renouvelables crées six fois plus d'emplois que le nucléaire

Benoît Hamon
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L'argument de l'emploi a également été repris par Benoît Hamon. Le candidat s'est appuyé sur le rapport de l'OCDE pour affirmer que les énergies renouvelables créaient "six fois plus d'emplois que le nucléaire". Une question primordiale pour l'avenir des 220.000 salariés du nucléaire. Même son de cloche dans le discours de Jean-Lus Bennhamias. L'ancien membre du parti EELV a assuré que les salariés du nucléaire "qu'ils soient ouvriers, ingénieurs, chercheurs" n'avaient pas d'inquiétude à avoir "car tout ce qui existera dans le nucléaire existera dans le renouvelable".

Concernant le coût élevé de la transition énergétique, souvent évoqué, Benoît Hamon met en avant le coût d'entretien dû au vieillissement du parc nucléaire français : "Ce serait une grave erreur de considérer aujourd'hui que le coût du mégawatt heure est inférieur pour le nucléaire, il ne sera pas demain beaucoup plus cher". 

Un investissement qui va coûter cher

Vincent Peillon
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Vincent Peillon admet lui que ce plan énergétique est "un investissement qui va coûter cher" et que par conséquent, la France sera incapable de mener ce plan, seule. Il a évoqué la mise en place d'un "bouclier fiscal écologique" pour les foyers les plus modestes. 

Sylvia Pinel a insisté sur le fait que, même si elle soutenait les énergies renouvelables, aujourd'hui, la France n'était "pas en capacité de se passer du nucléaire". Elle a ensuite ajouté : "Le nucléaire est un gage d'indépendance énergétique de la France". 

François de Rugy tacle Sylvia Pinel

Des propos qui lui ont valu les foudres de François de Rugy, qui prône un passage à 100 % d'énergies renouvelables en 2050 dans son programme. Le candidat écologiste a répliqué que l'uranium, ce métal radioactif combustible du nucléaire, venait "à 100% de l'étranger". "Je sursaute quand j'entends à gauche que l'on continue à dire que c'est l'indépendance énergétique de la France". Selon lui, seules les énergies renouvelables permettent d'assurer une production 100% française.

Une position partagée par Benoît Hamon qui a assuré qu'il s'agissait d'"une affaire choix politiques". "Dans ce domaine-là, il ne faut pas avoir la main qui tremble", a-t-il conclu. 

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