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Primaire de la gauche : "Le grand vainqueur de ce débat, c'est Macron"

DÉBAT - Nos éditorialistes Alain Duhamel et Nicolas Domenach livrent leur analyse sur le premier débat de la primaire de la gauche.

"Le grand vainqueur de ce débat, c'est Emmanuel Macron"
"Le grand vainqueur de ce débat, c'est Emmanuel Macron"
Crédit : Christophe Guibbaud Sipa Press pour RTL
Alain Duhamel et Nicolas Domenach décryptent le premier débat de la primaire de gauche
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Primaire de la gauche : "Le grand vainqueur de ce débat, c'est Macron"
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Alain Duhamel & Nicolas Domenach & La rédaction numérique de RTL

La campagne s'accélère pour les candidats de la primaire de la gauche. Dans la soirée de jeudi 12 janvier, ils se sont affrontés pour la première fois en direct sur RTL et TF1 pour le premier des trois débats prévus jusqu'au premier tour, le 22 janvier prochain. De l'avis de tous, le débat n'a pas soulevé les foules, mais il y a des conséquences politiques à en tirer. 

"Ce n'était pas du tout éblouissant", commence Alain Duhamel. "Ni tellement animé mais pas inintéressant", nuance l'éditorialiste. "On voyait déjà que tout en se différenciant sur plusieurs sujets, personne ne voulait de clash. L'idée d'un rassemblement ultérieur apparaissait clairement". 

Le jugement de Nicolas Domenach est plus sévère. "C'était palot, terne. Où est passé l'enthousiasme indispensable compte-tenu de l'enjeu ? Il s'agit quand même au fond de sauver la social-démocratie", déplore l'éditorialiste. "On pouvait avoir de l'espoir parce que pour une fois, nous n'avions pas un énarque contre un énarque (comme c'était le cas pour Martine Aubry et François Hollande, ndlr). Et finalement, on a eu très largement au début un concours pour savoir qui serait le futur secrétaire d'État au budget. C'était d'une platitude, chacun évitait de s'attaquer pour préserver l'avenir. Mais ce n'était pas ce que l'on attendait d'eux". 

Manuel Valls est resté enfermé dans son bilan. À aucun moment il ne nous a tracé un horizon.

Nicolas Domenach

Mais alors, qui a remporté le débat ? Manuel Valls comme semblent le penser les sympathisants de gauche ? Alain Duhamel estime "qu'on l'a retrouvé. Il avait disparu depuis 3 semaines, il n'était plus lui-même, il était trop défensif. Et hier soir, on l'a retrouvé offensif, fier de ce qu'il avait fait, et démontrant de l'autorité". Nicolas Domenach a certes trouvé qu'il défendait son bilan, mais qu'il est "resté enfermé dedans. À aucun moment il ne nous a tracé un horizon, adressé une espérance". 

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Pour les deux éditorialistes, le grand vainqueur de ce débat n'y a pas participé, et s'appelle Emmanuel Macron. Nicolas Domenach explique : "Je n'ai pas retenu un président de la République susceptible d'être élu. C'était la démonstration que devait imposer Manuel Valls. Il fallait quelqu'un qui trace une perspective et nous ne l'avons pas eu. Les grands vainqueurs ce sont Jean-Luc Mélenchon mais surtout Emmanuel Macron, ils n'ont plus qu'à attendre les autres débats, et si cela continue comme ça, c'est le naufrage assuré pour le Parti socialiste". 

"La voix royale s'ouvre pour Emmanuel Macron"

"On a vu des survivants et pas des conquérants", résume Alain Duhamel. Il compare même le PS à "une maison qui vient d'être bombardée et qui s'est effondrée". "La question n'est pas d'arriver avec un plan d'architecte pour parler de la nouvelle maison à construire, mais plutôt d'essayer de savoir qui sont les survivants qu peuvent espérer s'en sortir", ajoute-t-il. Ce qui explique pourquoi le débat était "ennuyeux", selon lui, même "s'il y a des conséquences à en tirer".

Par exemple, "si par hypothèse c'était Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg qui remportait la primaire, la voix royale s'ouvre pour Emmanuel Macron. Tous les électeurs socialistes modérés vont se ruer vers lui". Et ce qui a frappé l'éditorialiste hier, soir c'est qu'aucun des deux représentants de l'aile gauche du parti n'a dit "Macron ? Jamais", comme on pouvait l'imaginer. Alain Duhamel va même plus loin. Pour lui, "la gauche de 2017 s'appelle peut-être Emmanuel Macron". 

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