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Primaire de la droite : ce qu'il faut attendre du deuxième débat

ÉCLAIRAGE - Les sept candidats seront une nouvelle fois tous réunis sur un même plateau, ce jeudi 3 novembre, à moins de trois semaines du premier tour.

"La primaire - Le débat"
"La primaire - Le débat"
Crédit : Christophe Guibbaud
Primaire de la droite : ce qu'il faut attendre du deuxième débat
02:11
Julien Absalon & Benjamin Sportouch

Nouvelles passes d'armes en vue. Trois semaines après le premier débat de la primaire de la droite, qui avait été diffusé par RTL et suivi par près de six millions de téléspectateurs, les sept candidats à la présidentielle se retrouvent une deuxième fois ce jeudi 3 novembre. Au menu de ce nouvel échange, organisé cette fois-ci par BFMTV et iTélé : l'Europe, l'éducation et la sécurité.

Les règles sont quasiment similaires, à quelques détails près, à celles du premier débat. Chaque candidat devra répondre en une minute et disposera aussi d'une minute pour un éventuel droit de réponse (contre 30 secondes au premier débat).

En revanche, les enjeux sont quelque peu différents. Si Alain Juppé est toujours dans une optique de préserver son avance, Nicolas Sarkozy pourrait être encore un peu plus mordant, d'autant qu'il a considérablement accentué ses attaques.

L'ombre de Bayrou va planer

Après avoir longtemps axé sa campagne sur son dynamisme, son expérience à l'Élysée et mis l'accent sur les questions identitaires, Nicolas Sarkozy a décidé de lancer une vaste offensive contre Alain Juppé en l'attaquant précisément sur sa proximité avec François Bayrou. "Je pense qu’on ne peut pas sortir du socialisme en confiant les clés de la future majorité à celui qui nous y a fait entrer, en votant pour François Hollande en 2012", a de nouveau lancé l'ancien chef de l'État dans un réquisitoire sur Facebook. Et il devrait à nouveau jouer sur cette corde lors du débat. L'entourage de Nicolas Sarkozy estime même qu'il s'agit d'une arme de destruction massive. 

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Nul doute que le sujet devrait s'immiscer dans le débat. D'autant que Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à y porter un intérêt. Jean-Frédéric Poisson a déclaré, mercredi 2 novembre sur LCP, que le maire de Bordeaux devait demander à son homologue de Pau de ne pas se présenter à la présidentielle quoi qu'il arrive : "Dans la mesure où M. Bayrou ne s'est pas porté candidat à la primaire sans doute pour permettre à M. Juppé d'y prendre son essor, la juste contrepartie consistera évidemment à ce que M. Bayrou s'abstienne de participer à la présidentielle si M. Juppé ne gagnait pas. Ce serait au moins clair et honnête". Reste désormais à savoir ce qu'Alain Juppé aura répondre sur ce thème, lui qui est resté plutôt en retrait face aux provocations.

Le Maire à l'offensive

Au sortir du premier débat, tout le monde était plutôt content de la tournure des événements sauf un : Bruno Le Maire. Hormis un coup d'éclat à une question contre un journaliste, le député de l'Eure n'était pas content de sa prestation. Dans le même temps, François Fillon avait, de l'avis de nombreux observateurs, réussi sa prestation. Alain Duhamel, éditorialiste de RTL, estimait d'ailleurs qu'il était le "meilleur" lors de ces échanges. Pour assurer son statut de troisième homme de la primaire et être certain de peser dans le duel annoncé Sarkozy-Juppé au second tour, Bruno Le Maire devra donc passer la vitesse supérieure. S'il n'y arrivait pas, il risquerait d'entrer dans une dynamique négative au plus mauvais moment, quelques semaines après avoir perdu des points dans un sondage dévoilé par RTL.

Tous unis contre Poisson ?

La polémique va-t-elle être relancée ? Lors du premier débat, le grand public avait découvert Jean-Frédéric Poisson. Il en était presque devenu la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux. Mais entre-temps, le président du Parti chrétien démocrate s'est retrouvé en eaux troubles en évoquant des "lobbies sionistes" pour critiquer la candidature d'Hillary Clinton à la présidentielle américaine. Des propos qui ont suscité une vague d'indignation au sein des Républicains. Certains ont même demandé son exclusion de la primaire.

Peu après, il s'est à nouveau attiré des critiques en affirmant sur RTL qu'il n'était pas impossible, sous certaines conditions, qu'il vote Marine Le Pen en 2017. Autant de propos qui pourraient donner envie à une candidate comme Nathalie Kosciusko-Morizet de sortir du bois pour mettre en avant son penchant pour le "front républicain" et ainsi séduire un électorat centriste.

Les affaires de Sarkozy de retour ?

Les épineuses affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy pourraient à nouveau s'inviter dans le débat. Le 13 octobre, il était beaucoup question de Bygmalion et de sa mise en examen dans ce dossier. Cette fois, ce pourrait être le présumé financement libyen de sa campagne de 2012. Le Monde révèle en effet de nouveaux documents sur les soupçons qui pèsent contre l'ancien chef de l'État.

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