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Primaire de la droite : des bugs, couacs et anomalies perturbent le vote

Au moins deux candidats, François Fillon et Bruno Le Maire, ont saisi la Haute autorité de la primaire pour des irrégularités.

Des électeurs au premier tour de la primaire de la droite, à Perpignan le 20 novembre 2016
Des électeurs au premier tour de la primaire de la droite, à Perpignan le 20 novembre 2016 Crédit : RAYMOND ROIG / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Outre l'espérance de mobiliser un nombre record d'électeurs pour une primaire, les Républicains ne veulent surtout pas revivre le fiasco de l'élection du président de l'UMP en 2012 qui s'était soldé sur une guerre Copé-Fillon. Pour éviter une telle déconfiture, la Haute autorité de la primaire a mis en place un président et trois assesseurs minimum dans chaque bureau de vote. Si Thierry Solère, patron du comité d'organisation, a assuré à la mi-journée dans Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que ce premier tour constituait déjà un "exercice démocratique réussi", quelques anomalies ont tout de même été constatées par les équipes des candidats, des journalistes et des votants.

Le couac le plus troublant semble concerner un bureau de vote situé à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Selon des informations rapportées par L'Obs, l'assesseur chargé de représenter François Fillon a été empêché de pénétrer dans les lieux dans la matinée. Il a par ailleurs constaté que le bureau de vote avait ouvert avec dix minutes d'avance, soit à 7h50 au lieu de 8h. L'équipe de François Fillon a saisi la Haute autorité de la primaire.

Bruno Le Maire a également saisi la Haute autorité, cette fois pour des irrégularités constatées à La Réunion, indique le site d'information local Linfo.re. Le représentant départemental du candidat, Philippe Ghanty, a évoqué l'existence de cas litigieux dans des bureaux de vote et l'impossibilité pour des assesseurs de remplir leur mission de surveillance. Un journaliste d'Antenne Réunion fait également état d'anomalies, comme des listes d'émargement déjà signées et des votants qui ne paient pas.

Enveloppes manquantes, site défaillant...

En métropole, plusieurs électeurs assurent aussi avoir constaté des anomalies en allant voter. "À 15 heures, dans mon bureau de vote (75014), il n'y a plus d'enveloppe pour voter... personne ne sait quoi faire", souligne un internaute dans un tweet. "Bordel sans nom dans le bureau de vote, 40 minutes de queue, plus d'enveloppe dans les isoloirs, charte signée une fois sur deux", remarque également un autre utilisateur. Parfois, ce sont aussi les bulletins de vote qui font défaut. Un témoignage recueilli par BuzzFeed News indique qu'il y avait "deux piles Fillon sur la table et aucune pile Copé" dans un bureau de vote du XXe arrondissement de Paris. D'autres électeurs, selon l'AFP, ont rapporté des problèmes d'absence de leur nom sur les listes. "C'est mal organisé, on ne sait pas où il faut se diriger", déplore par ailleurs un citoyen provincial.

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Enfin, les 58.472 Français de l'étranger qui se sont inscrits pour voter sur le site de la primaire ont également rencontré des difficultés. Dans la soirée de samedi 19 novembre, un message d'erreur empêchait d'enregistrer tout vote électronique, note Rue89. Selon un délégué Les Républicains au Canada, les internautes ont dû attendre au moins 1h20 pour finalement voter. Mais le bug a semble-t-il persisté en Amérique du Sud, d'après l'entourage de Frédéric Lefebvre, député des Français de l'étranger en Amérique du Nord.

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