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Primaire à gauche : cette idée peut-elle vraiment devenir réalité ?

Proposée par une quarantaine de personnalités, l'idée d'une primaire pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle de 2017 ne plaît pas au PS et à François Hollande.

François Hollande à l'Élysée le 2 décembre 2015.
François Hollande à l'Élysée le 2 décembre 2015. Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Benjamin Sportouch et Julien Absalon

Dans une tribune publiée dans le journal Libération, lundi 11 janvier, des intellectuels et des écologistes ont lancé un appel à l'organisation d'une primaire à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017. En théorie, un tel scrutin est prévu dans les statuts du Parti socialiste, y compris pour un président sortant. Mais en pratique, elle est plus qu'incertaine.

Techniquement, cela ne s'improvise pas. Pour les signataires de la pétition, elle pourrait avoir lieu en même temps que celle de la droite et du centre, c'est-à-dire en novembre 2016. Ce qui voudrait dire qu'il faudrait commencer à l'organiser dès ce début d'année et donc que le Parti socialiste joue le jeu. Sauf que le patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis, n'est pas chaud du tout. "Une primaire n'est pas impossible mais elle est peu probable", a-t-il lâché.

Quand on a un président sortant, c'est le candidat naturel

Didier Guillaume
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Selon plusieurs sources, François Hollande n'a pas envie de se frotter à une compétition interne. Il se garde bien de tout commentaire public mais ses proches s'en chargent pour lui. "Quand on a un président sortant, c'est le candidat naturel. Ça ouvrirait des débats polémiques, les Français attendent de François Hollande qu'il travaille pour la France, pas qu'il bataille ou qu’il ferraille avec des écologistes ou des socialistes pour se faire désigner", lance ainsi Didier Guillaume, le chef de file des sénateurs socialistes, interrogé par RTL. "Encore un mauvais coup d'Aubry", ironise un autre socialiste avec des propos qui ne manquent pas de rappeler que la primaire avait été intégrée dans les statuts du temps où la maire de Lille était à la tête du parti.

Pour les hollandais pur sucre, exit donc la primaire. Ils font aussi remarquer que les pétitionnaires sont d'abord des personnalités de la société civile ou des retraités de la politique comme Daniel Cohn-Bendit, histoire de tenter de discréditer la démarche. Ce qu'ils ne disent pas, en revanche, c'est que François Hollande lui-même a remis une pièce dans la machine de la primaire : avec la déchéance de nationalité, il a réveillé ses opposants à gauche.

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