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Primaire à gauche : "C'est un simulacre de primaire que veut Solférino", lâche Aurélie Filippetti

INVITÉE RTL - Celle qui était chargée de chauffer les militants avant les meetings de François Hollande en 2012 plaide pour une primaire ouverte.

Alba Ventura L'invité de RTL Alba Ventura iTunes RSS
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Présidentielle 2017 : "Qu'Emmanuel Macron nous présente son bilan de ministre de l'Économie", exige Aurélie Filippetti Crédit Image : Caroline Brenière / RTL.fr | Crédit Média : Olivier Mazerolle | Durée : | Date : La page de l'émission
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Olivier Mazerolle et Ludovic Galtier

À l'issue de son Conseil national samedi 9 avril, le Parti socialiste s'est donc prononcé en faveur d'une primaire de toute la gauche. Mais avec des règles qui sont loin de convenir à l'ensemble des parties prenantes. Pour Aurélie Filippetti, "c'est un simulacre de primaire que veut Solférino puisque dans le texte du Conseil national, il est dit qu'il faudra faire quasiment une procédure pour obtenir le droit de se présenter à la candidature à la candidature à la primaire. Je pense que c'est une manœuvre dilatoire. Les hiérarques du Parti socialiste veulent tout faire pour éviter une véritable primaire ouverte. Ce que veulent faire les dirigeants du Parti socialiste, c'est au contraire transformer ça en primaire des partis et l'impression qui s'en dégage c'est qu'ils ne sont pas si sûrs d'eux, ni de leur candidat, le président sortant."

Pour autant, l'ancienne ministre de la Culture n'exclut pas François Hollande du jeu. "J'ai toujours dit que le président sortant pouvait s'il le souhaitait se présenter dans le cadre des primaires ouvertes. Ensuite, il faut qu'il se confronte à la primaire comme il l'a fait en 2011. Si sa candidature est si naturelle que le disent ses défenseurs, la primaire ne devrait être pour lui qu'une formalité. Visiblement, ça n'est pas le cas." 

Si François Hollande est candidat, il sera bien en campagne électorale à un moment donné

Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle
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L'ancienne ministre de François Hollande ne voit pas d'ambiguïtés dans le fait que François Hollande se confronte à des candidats de partis politiques de gauche. "S'il est candidat à sa propre succession, il sera bien en campagne électorale à un moment donné. Que cette campagne soit une campagne qui passe par une primaire ou que ce soit une campagne directement contre la droite, ce sera la même chose, il sera confronté à d'autres candidats. Et il n'y a rien d'humiliant là-dedans. Au contraire, c'est une chance pour la gauche." Avant de terminer : "Vu l'état de défiance du peuple de gauche vis-à-vis de lui (François Hollande, ndlr), on ne serait pas qualifié au deuxième tour."

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