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Primaire à droite : qui des huit candidats l'emportera ?

REPLAY - Le 9 septembre marquait le terme du dépôt de candidatures pour la primaire à droite. Au final, ils sont huit à se présenter, sept hommes et une femme.

Bénédicte Tassart
Bénédicte Tassart
Crédit : Maxime Villalonga
On refait le monde du 09 septembre 2016
30:58

La liste est close. Ils seront huit candidats à concourir à la primaire à droite, si la haute autorité de la primaire valide chaque candidature. Qui sont donc les huit "élus"? Sans surprise, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire ont réussi à réunir le nombre de parrainages nécessaires (250 élus, et 2 500 adhérents). Ils ne seront pas les seules dans la course, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton et Jean-Frédéric Poisson les ayant rejoints. Mais alors, qui a le plus de chance de l'emporter ? Annie Lemoine parie sur la seule femme du lot : NKM. "Elle est l'outsider, elle est moderne". Selon la journaliste, elle a d'autant plus de mérite qu'elle est la seule candidatE. "Ça en dit long sur les mentalités", s’agace-t-elle. Et de confirmer son point de vue : "elle sort de la politique à l'ancienne". 

Une position à l'opposée de celle de Joseph Macé-Scaron. "Le problème de NKM, ce n'est pas qu'elle n'ait pas d'idées, mais elle n'est pas capable politiquement d'agréger une équipe autour d'elle, et ce n'est pas parce qu'elle est une femme". Quant à son avis sur un potentiel gagnant, il ne se prononce pas, mais observe que dans la configuration actuelle, "le meilleur adversaire de Nicolas Sarkozy, c'est Alain Juppé". Car tant que le maire de Bordeaux est dans la course, cela donne une chance à l'ancien président de l'emporter. Cependant, le journaliste affirme que lapopularité d'Alain Juppé ne perdurera pas. "Il ne va pas pouvoir rester à son niveau actuel". La raison : Emmanuel Macron, qui, parce qu'il peut mobiliser certains votes en direction d'Alain Juppé, le fera "baisser naturellement". 

Un vrai débat d'idées et de programmes

Outre la question du vainqueur, pour Jean-Christophe Buisson, cette primaire de droite est l'occasion de relancer un débat intellectuel. "Nicolas Sarkozy et Alain Juppé ont vraiment des projets et des visions de la société différents, on a deux programmes et deux hommes différents", explique-t-il. Identité fragile pour le premier, identité heureuse pour le second. "Et l'intérêt, ce sont aussi les autres candidats : François Fillon a le programme le plus thatchérien, que tout le monde pille notamment sur l'économie, Bruno Le Maire (vante) sa jeunesse et le renouvellement, mais cela ne marche pas, quand cela fonctionne avec Emmanuel Macron..." 

Selon le journaliste, ces candidats vont devoir aller au-delà de leur schéma de départ, afin de "se positionner sur des questions sur lesquels ils ne se positionneraient pas normalement". Cela va mener à un véritable combat d'idées, et "pas seulement des petites phrases de meetings". Un point sur lequel il est rejoint par Joseph Macé-Scaron. "Il faut qu'on arrête d'être paresseux intellectuellement, et de penser que par nature il ne peut pas y avoir de débat à droite". Un fait qui, selon eux, est au final plus important, à ce stade de l'élection, que le nom d'un potentiel candidat victorieux. 

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On refait le monde avec :
- Annie Lemoine, journaliste
- Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint du Figaro Magazine
- Joseph Macé-Scaron, président du Comité éditorial de Marianne

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