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Primaire à droite : "Alain Juppé ne s'est pas mis sur deux roues", dit Alba Ventura

ÉDITO - Le premier débat radio-télévisé, jeudi 13 octobre au soir, a été marqué par des matches dans le match.

Le premier débat de la primaire de la droite a été tendu par moment, mais sans tomber dans le pugilat
Le premier débat de la primaire de la droite a été tendu par moment, mais sans tomber dans le pugilat
Crédit : AFP / Martin Bureau
Primaire à droite : "Alain Juppé ne s'est pas mis sur deux roues", dit Alba Ventura
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Primaire à droite : "Alain Juppé ne s'est pas mis sur deux roues", dit Alba Ventura
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Alba Ventura & Loïc Farge

Sept candidats, un peu plus de deux heures de confrontation pour le premier débat de la primaire de la droite et du centre. Qui a gagné ? Alain Juppé... parce qu'il n'a pas perdu. Le maire de Bordeaux devait être dans le sans-faute, puisque c'est lui qui est le favori des sondages. Il n'a pas pris de risque, il ne s'est pas mis sur deux roues, un peu comme François Hollande en 2011. Il s'est contenté de faire match nul.
Le match, c'était évidemment face à Nicolas Sarkozy qui a été pugnace, mais qui paraissait assez tendu pendant tout l'exercice. Nicolas Sarkozy qui, au passage, dira deux grosses âneries. D'abord, "Je suis opposé à la hausse de la TVA parce que François Hollande l'a fait" (alors qu'il était pour) ; ensuite, au motif de la présomption d'innocence, il explique qu'il peut travailler avec un ministre mis en examen. Pas sûr que ce soit du meilleur effet.

Le quart d'heure "chaud" des affaires

Vous aurez peut-être remarqué que Nicolas Sarkozy a démarré son propos en disant "nous", sur l'air de vous avez tous été mes ministres (à l'exception de Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson), et qui termine en disant "je", se sentant mis en cause sur son bilan ou sur les affaires. Sur ce dernier dossier, on a vécu un moment particulièrement tendu. C'était le quart d'heure le plus "chaud" du débat, chacun se félicitant presque de ne pas avoir été mis en examen (ce qui n'est pas tout à fait vrai). C'était âpre, mais néanmoins il n'y a pas eu de dérapage.

Le match le plus rude fut incontestablement entre Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy. Ils étaient côte à côte, ce qui n'arrangeait rien. Jean-François Copé, qui n'a rien à perdre (il oscille entre 1 et 2% dans les sondages), a profité pendant ces deux heures de sa tribune pour prendre sa revanche. C'est lui qui, dans le débat, a été le plus rugueux, le plus offensif, le plus rude. Il n'a rien lâché. Nicolas Sarkozy a bien tenté de rendre les coups, notamment sur la loi sur la burqa, lorsque l'ancien Président réplique à Copé : "Tu as été bien incapable de nous imposer quoi que ce soit". La vérité, c'est que cette loi sur la burqa, c'est bien Jean-François Copé qui l'a proposée.

NKM gagne le match des jeunes

Ensuite, il avait le match pour la troisième place entre Bruno Le Maire et François Fillon. Là, c'est François Fillon qui l'a emporté. Il s'est montré plus solide, plus expérimenté et digne face à Bruno Le Maire plus scolaire, sans cravate certes, mais un peu trop accroché à son slogan "le renouveau c'est Bruno". Un Bruno Le Maire qui, pourtant, a commencé tambour battant, en disant : "Si vous voulez que rien ne change vous avez tout ce qu'il faut sur le plateau". C'était assez culotté, mais il n'a pas confirmé par la suite, à la différence de François Fillon bien en place jusqu'au bout du débat.

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Il y avait aussi le match des plus jeunes : on y retrouve Bruno Le Maire, Jean François Copé, Nathalie Koscuisko-Morizet. "NKM" s'est démarquée : elle est dans son registre (l'emploi indépendant, la retraite à points), elle a été la plus moderne, la plus créative. Elle peut prendre quelques points. Dans ce match il y avait l'inconnu (il l'est maintenant un peu moins) : Jean-Frédéric Poisson. Le président du parti chrétien-démocrate a su attirer l'attention. Au final, c'était un débat qui n'était pas si serein, tendu, ardu par moment, mais sans tomber dans le pugilat. Un match bien mené par les trois présentateurs.

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