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Présidentielle 2017 : Gérald Darmanin, soutien inattendu de Nicolas Sarkozy

Le maire de Tourcoing a annoncé son ralliement à la candidature de Nicolas Sarkozy en vue des primaires des Républicains, alors qu'il avait publiquement pris ses distances avec lui en quittant la direction du parti en décembre 2015.

Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 1er avril 2015.
Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 1er avril 2015.
Crédit : Stephane Allaman / Panoramic
Clarisse Martin
Clarisse Martin

Lorsqu'il a quitté la direction du parti Les Républicains en décembre 2015, Gérald Darmanin reprochait, entre autres, à Nicolas Sarkozy d'être "plus dans l'identitaire que dans l'identité." Le jeune maire de Tourcoing a, semble-t-il, changé d'avis. Aujourd'hui, il s'agit pour lui du candidat à la primaire le "plus proche du peuple de droite." C'est dans les colonnes du Figaro, dans son édition du 20 août, que Gérald Darmanin, 33 ans, a fait son annonce. À l'approche de la primaire les 20 et 27 novembre prochains, son choix se porte sur Nicolas Sarkozy

Pour justifier son choix, il argue : "Il a entendu ce que je disais." Et d'affirmer que "la présence de François Baroin a achevé de [le] convaincre." Lui qui disait encore il y a quelques mois ne pas sentir "d'envie de Nicolas Sarkozy", ressent aujourd'hui un "retour à la confiance en Nicolas Sarkozy dans le peuple de droite." L'objectif de Gérald Darmanin est simple. Il souhaite influencer "modestement" la ligne du futur candidat à la présidentielle. "Être de droite, ce n'est pas être dur avec les faibles", revendique celui qui se décrit comme un "gaulliste social", également proche de Xavier Bertrand.

"L'étoile montante du parti" qui n'a pourtant pas d'ambition nationale

Sur la laïcité, le jeune vice-président de la région Hauts-de-France semble avoir également mis de l'eau dans son vin. Lui qui regrettait une "laïcité punitive" en juin dernier, au moment où il publiait son Plaidoyer pour un islam de France, se prononce pour l'interdiction des "repas communautaires" à la cantine. "Mais un enfant peut manger du poisson plutôt que la viande", justifie-t-il. Sur la question du voile à l'université que Nicolas Sarkozy prône purement et simplement d'interdire, il recommande son interdiction "pendant les cours", une question de "politesse."

À la question de savoir le poste qu'il occupera pendant la campagne de l'ancien chef de l'État, l'ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP élude. "Celui qu'il voudra bien me confier." Il nie avoir une ambition nationale. " Si j'avais voulu faire de la politique nationale tout le temps et partout, je n'aurais pas quitté mon poste de député à 33 ans (Il a démissionné en janvier 2016 en devenant vice-président de la région Hauts-de-France, ndlr)". Rallié à Nicolas Sarkozy, celui que l'on qualifie "d'étoile montante du parti" était également courtisé par Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé et Bruno Le Maire.

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