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Présidentielle 2017 : Valls veut participer à la "majorité gouvernementale" de Macron

Devant ses proches, l'ancien Premier ministre n'a pas caché son désir de soutenir un gouvernement "d'unité nationale ou d'entente républicaine".

Manuel Valls et Emmanuel Macron en juillet 2016 à Nice
Manuel Valls et Emmanuel Macron en juillet 2016 à Nice
Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Félix Roudaut & AFP

"Nous sommes socialistes, personne ne peut nous exclure". Devant quelque 200 personnes, dont un quart de parlementaires, Manuel Valls s'est voulu combatif, persuadé qu'avoir appelé à voter Emmanuel Macron dès le premier tour n'était pas un motif suffisant pour être mis au banc de la rue de Solférino. "Il serait étonnant que ceux qui ont amené le candidat du PS à un tel niveau nous disent qui est au PS ou pas", a même raillé l'ancien Premier ministre, mardi 25 avril. Une allusion à la déroute de Benoît Hamon dès le premier tour de la présidentielle.

Le député de l'Essonne est même allé plus loin, souhaitant participer à la "majorité gouvernementale qu'il faudra construire" en cas de victoire de son ancien ministre de l'Économie le 7 mai prochain. Il faudra "soutenir un gouvernement qui d'une manière ou d'une autre sera d'unité nationale ou d'entente républicaine. C'est un changement de culture", a-t-il martelé.

Il y a une lame de fond puissante nourrie de dégagisme

Manuel Valls à ses soutiens

Si Manuel Valls et ses proches ambitionnent de participer à une future majorité comme socialistes, Emmanuel Macron comme le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis ont été clair : il ne pourra y avoir de double étiquette PS-"En Marche !". Mais l'incertitude demeure encore quant aux investitures des candidats d'"En Marche !", qui devraient être repoussées après le second tour, en laissant ainsi ouverts des accords avec certains candidats socialistes.

"Qui pense sincèrement que nous pouvons bâtir des alliances avec Jean-Luc Mélenchon ? Soyons bien conscients. Il y aura d'autres rendez-vous", a pensé à voix haute le maire d'Évry devant 40 à 50 parlementaires. Quant à "une campagne autonome du PS", comme le proposent certains ténors PS, "mais pour quoi ? Mais pour qui ?", a-t-il lancé.

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L'élu en a profité pour livrer son sentiment sur la campagne de second tour qui débute. Et selon lui, "rien n'est fait. Rien n'est joué". "Il y a une lame de fond puissante nourrie de dégagisme, de réaction, de nihilisme de droite et de gauche", a-t-il averti devant son auditoire, constitué notamment du ministre Patrick Kanner, du secrétaire d'État Jean-Marie Le Guen, ainsi que les parlementaires les plus proches de Manuel Valls : Didier Guillaume, Olivier Dussopt, Philippe Doucet ou encore Malek Boutih.

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