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Recettes, dépenses : faut-il prendre les candidats au sérieux ?

ÉDITO - Christian Menanteau s'est penché sur les programmes économiques des onze prétendants à l'Élysée.

Recettes, dépenses : faut-il prendre les candidats au sérieux ?
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Recettes, dépenses : faut-il prendre les candidats au sérieux ?
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L'examen des dépenses et des recettes nouvelles des candidats reste toujours un bon indicateur de la fiabilité de leurs programmes. Premier constat : il y a beaucoup de dépenses partout et très peu d'économies. Ensuite, on peut diviser les candidats en trois groupes. D'abord les prudentsFrançois Fillon et Emmanuel Macron sont les seuls à ne pas promettre une croissance qui jaillirait de leur simple présence à l'Élysée.

Ensuite, il y a le club des grands dépensiers, avec en tête de liste Jean-Luc Mélenchon. Son programme flirte avec les 200 milliards de dépenses, auxquels s'ajouteraient 100 milliards d'investissements. Il met en face 90 milliards d'augmentation d'impôts : c'est insuffisant pour combler le fossé, mais la France Insoumise assume.

Comme Marine Le Pen, ces 100 milliards de dépenses ne seraient compensés que par l'impression par la Banque de France de la monnaie nécessaire pour faire face aux déséquilibres. Avec dix-huit créations de nouvelles dépenses, Benoît Hamon n'est pas loin avec une facture de 70 milliards. Le dernier groupe est constitué avec les candidats moins connus, dont les programmes ne sont pas au cœur des débats.

Au chapitre des économies, on est plus dans l'art abstrait que dans le figuratif

Christian Menanteau

Il y a aussi des propositions d'économies. Mais sur ce chapitre, on est plus dans l'art abstrait que dans le figuratif. Les analystes indépendants n'y retrouvent pas leurs petits. Les économies seraient dans tous les programmes beaucoup trop optimistes. François Fillon promet 100 milliards ; les spécialistes n'en trouvent que 50 à 67. Emmanuel Macron en annonce 60 ; ils n’en détectent que 36. Pour l'un, ce sont les économies sur le fonctionnement de l'État et des collectivités territoriales qui seraient trop optimistes. Pour l’autre, ce sont celles sur l'assurance-chômage. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon, eux, ignorent carrément ce volet. Ce qui, évidemment, ne serait pas sans conséquence sur nos déficits et notre dette.

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Les programmes des candidats moins connus ne font pas l'objet de chiffrage globalisé. Nicolas Dupont-Aignan veut ainsi augmenter de 10% tous les salaires avec un versement tous les quinze jours. Bien, mais comment évaluer l'impact total de cette mesure quand il annonce aussi la création de 2 millions de nouveaux emplois en moins de cinq ans. Difficile de faire un budget prévisionnel sur des hypothèses aussi larges.

ême constat avec François Asselineau, dont les conséquences de son Frexit sans concession sont aujourd'hui inconnues. Au fond, l'expérience conduit à ne considérer que les promesses dont les candidats ne pourront pas s'exonérer. Ce qui réduit beaucoup le catalogue.

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