3 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : que retenir du meeting de Marine Le Pen à Villepinte

ÉCLAIRAGE - La présidente du Front national, qui a pu compter sur la présence de Nicolas Dupont-Aignan, a livré un grand meeting ce lundi 1er mai à Villepinte.

Marine Le Pen lors d'un meeting à Villepinte, le 1er mai 2017
Marine Le Pen lors d'un meeting à Villepinte, le 1er mai 2017 Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
et AFP

C'est un rendez-vous incontournable pour le Front national. Et cette année, le 1er mai prend une dimension toute particulière à six jours du second tour de la présidentielle où Marine Le Pen affrontera Emmanuel Macron dans les urnes. Si Jean-Marie Le Pen a poursuivi la tradition en déposant une gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc, dans le Ier arrondissement parisien, Marine Le Pen a elle opté pour un grand meeting au parc des expositions de Villepinte.

Un rendez-vous que n'a pas manqué Nicolas Dupont-Aignan, qui a annoncé son soutien à la présidente du Front national après la signature d'un accord de gouvernement. Prenant la parole juste avant elle, ce dernier, vivement critiqué pour son ralliement, a jugé que le choix du 7 mai était le choix entre "la finance" d'Emmanuel Macron et "la France" de Marine Le Pen.

Marine Le Pen parodie un discours de François Hollande

Et Nicolas Dupont-Aignan n'a pas été le seul à charger l'ancien ministre de l'Économie. Pendant près d'une heure, la leader frontiste a largement attaqué son adversaire affirmant notamment que la philosophie d'Emmanuel Macron était "En Marche ou crève !".

Devant Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot notamment, elle a a critiqué l'ancien pensionnaire de Bercy qui est, selon elle, l'incarnation de la finance. Pour cela, Marine Le Pen n'a pas hésité à parodier un discours de François Hollande lors de sa campagne en 2012. "Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance", a-t-elle lancé reprenant les termes de l'actuel président de la République. Avant de poursuivre : "Aujourd'hui, l'adversaire du peuple français, c'est toujours le monde de la finance... Mais cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, et il présente sa candidature, et tous rêvent de le voir élu. Il s'appelle Emmanuel Macron".

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Si elle est élue le 7 mai prochain, Marine Le Pen promet qu'avec elle "le monde de la finance ne s'emparera pas de l'Élysée". "Je vous appelle à faire barrage à la finance, à l'arrogance, à l'argent roi", a-t-elle clamé devant un public conquis. 

Un appel à Emmanuel Macron pour révéler son premier ministre

Autre attaque lancée : le futur gouvernement constitué par Emmanuel Macron en cas de victoire. Ainsi, Marine Le Pen a demandé au leader d'"En Marche !" de dire qui il nommera Premier ministre s'il est élu président de la République, estimant que le candidat d'"En Marche !" "n'ose" pas le faire "pour ne pas effrayer les Français". "Mon adversaire n'ose pas dire qui il nommera. Sans doute pour ne pas effrayer les Français (...) Je lui demande de dire la vérité et de dire à quelle sauce il veut manger les Français", a affirmé la candidate du Front national.

S'il a, à plusieurs reprises, assuré qu'il souhaitait qu'une femme s'empare de Matignon, Emmanuel Macron n'a jamais révélé de noms potentiels. De quoi laisser certaines personnes rêveuses, comme Laurence Parisot, l'ancienne présidente du Medef qui s'est déjà dit "disponible". "Imaginez que les Français apprennent que Laurence Parisot est bien confirmée à ce poste, imaginez le désastre électoral que cette annonce serait pour Emmanuel Macron", a poursuivi Marine Le Pen lors de ce meeting.

La candidate a rappelé qu'"élue présidente", elle nommerait Nicolas Dupont-Aignan premier ministre, ses supporters scandant alors "Nicolas, Nicolas". Devant le président de Debout La France, elle a affirmé que son éventuel futur gouvernement serait "un gouvernement resserré", avec des ministres "choisis sur leurs compétences", évoquant "un gouvernement d'union nationale" qui ne sera pas celui "de la parole mais de l'action". 

Des journalistes interdits, d'autres "contrôlés"

Mais le meeting de Marine Le Pen n'a réussi à éviter les polémiques. Une nouvelle fois, certains journalistes n'ont pu accéder au parc des expositions de Villepinte. Le site d'information en ligne Mediapart et l'émission Quotidien se sont vu refuser l'accréditation pour le grand meeting d'avant second tour de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. Ces deux médias sont depuis 2012 presque systématiquement refusés aux événements du Front national, bien que Quotidien ait pu suivre la soirée électorale de premier tour de la présidentielle dans une permanence FN.

Mais la polémique ne s'est pas arrêtée là alors que certains journalistes présents sur place, de L'Express, de 20 minutes ou encore du Monde, n'ont pu communiquer avec les militants présents dans les gradins. La majorité des journalistes accrédités devaient obligatoirement rester dans la zone presse, loin de la scène, sous peine de perdre leur accréditation. 

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