2 min de lecture Élection présidentielle

Présidentielle 2017 : Manuel Valls qualifie sa candidature de "révolte"

Dans les colonnes du Parisien le 11 décembre, l'ancien Premier ministre revient sur les raison de sa candidature à la primaire socialiste.

Manuel Valls lors de son discours de candidature, le 5 décembre 2017
Manuel Valls lors de son discours de candidature, le 5 décembre 2017 Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Ambre Deharo
Ambre Deharo
et AFP

Manuel Valls se pose une nouvelle fois en sauveur de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017. Dans les colonnes du Parisien le 11 décembre, l'ancien Premier ministre l'affirme haut et fort : "je veux la réussite de cette primaire. Ma candidature est une révolte face à une disqualification annoncée de la gauche à la présidentielle". Malgré un bilan très critiqué sur ces cinq dernières années à la tête du gouvernement, Manuel Valls veut encore croire à une chance des socialistes. "La gauche peut se réveiller, retrouver l'espoir", dit-il au quotidien. "La gauche est un challenger dans cette élection. Mais, moi, je crois que nous pouvons gagner". 

Et Manuel Valls d'expliquer que sa candidature doit servir à faire barrage au Front national et la droite conservatrice. "Avec une extrême droite aux portes du pouvoir, et le programme particulièrement dur de François Fillon, qui incarne une droite rétrécie et rabougrie, (...) ma responsabilité est de créer l'unité", rappelle-t-il ainsi. Mais c'est bien le manque d'unité du parti socialiste, et de la gauche plus généralement qui se révèle une menace pour le candidat. Si Manuel Valls se plaît à dire que "la gauche c'est le débat", il met en garde contre cette menace. "Les candidats qui ne participeraient pas à la primaire doivent prendre conscience du risque qu'ils feraient courir à la gauche d'être éliminée", dit-il ainsi.

Sa relation avec François Hollande au beau fixe

L'ancien Premier ministre entend jouer la carte de l'homme politique modeste, mais fort et capable de rassembler derrière lui, malgré un bilan à la tête du gouvernement qui reste mitigé. Affirmant qu'il n'est pas né en pensant qu'il serait un jour président de la République, il se dit "prêt" à faire campagne et à l'emporter. Quant à la thèse qui veut qu'il ait en quelque sorte poussé François Hollande à ne pas se représenter, il trouve cela "insensé". "Il faut le respecter et ne pas l'instrumentaliser. Ma relation [avec le président] est faite de respect, d'affection, nous avons tant partagé notamment au moment des attentats", déclare-t-il. "Cela crée des liens à tout jamais".

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