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Gifle à Manuel Valls : comment les candidats sont-ils protégés ?

ÉCLAIRAGE - La gifle reçue par Manuel Valls à Lamballe met en lumière la délicate question de la protection des personnalités et candidats.

Manuel Valls, le 17 décembre 2016
Manuel Valls, le 17 décembre 2016
Crédit : Witt/SIPA
Gifle à Manuel Valls : comment les candidats sont-ils protégés ?
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Julien Absalon & AFP

Les candidats à la présidentielle doivent-ils craindre pour leur sécurité ? Mardi 17 janvier, Manuel Valls a été agressé par un jeune homme ayant tenté de le gifler au cours d'un déplacement à Lamballe, dans les Côtes d'Armor. Un mois auparavant, le 22 décembre, l'ancien premier ministre, désormais candidat à la primaire de la gauche et redevenu député, avait été victime d'une autre incivilité. Un homme l'avait alors enfariné en criant : "49.3, on n'oublie pas !"

Ces deux incidents rapprochés rappellent que les hommes et femmes politiques demeurent des personnalités pouvant bénéficier d'une protection rapprochée, en particulier dans ce contexte de menace terroriste. Mais comment sont-ils protégés ?

Qui protège les personnalités politiques ?

Le service de protection des personnalités (SDLP) a été créé en décembre 2013. Il est doté de plus de 700 membres afin de protéger le chef de l'État, le gouvernement, les personnalités venant en France ou celles menacées. Soit, selon des sources policières, plus de 100 personnes à protéger en permanence et plus de 800 de façon temporaire, "souvent plus" : la menace terroriste a "considérablement renforcé les missions", expliquent des sources à l'AFP. Les anciens chefs de l'État, Premiers ministres et ministres de l'Intérieur bénéficient d'une protection à vie, parfois avec une dizaine de personnes pour les premiers.

Tous les candidats à la présidentielle ne sont pas forcément protégés par ce service. Du moins pour l'instant. Plusieurs candidats font ainsi appel à des sociétés privées ou des militants pour assurer leur sécurité. C'est notamment le cas pour Jean-Luc Mélenchon. "Au fur et à mesure que la campagne avancera, on en appellera aussi au SDLP", explique ainsi son entourage dans les colonnes du Parisien. Emmanuel Macron était aussi dans ce cas, mais le candidat d'En Marche ! se retrouve depuis mercredi 18 janvier avec la protection du SDLP, d'après BFMTV.

Qui décide de leur protection ?

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À partir du 10 avril, date du début de la campagne officielle, tous les candidats à la présidentielle bénéficieront d'une protection rapprochée fournie par le SDLP. Au moins deux gardes du corps seront mis à disposition. Ce chiffre pourra toutefois être revu à la hausse. Mais avant cela, si les candidats (y compris ceux de la primaire de la gauche) peuvent demander la mise en oeuvre d'un dispositif spécial, l'État se prononce en fonction du niveau de risque encouru.

En théorie, l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) en fonction de la menace régulièrement actualisée. Des personnalités protégées, comme l'ancien ministre de François Mitterrand Michel Charasse, ne le sont plus, d'autres s'ajoutent comme Marine Le Pen ou, plus récemment, des journalistes en vue pouvant être les cibles de terroristes.

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