2 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : les primaires répondent à un "besoin démocratique" de notre société, selon Manuel Valls

Dans un entretien accordé au "JDD" ce 19 juin, le Premier ministre a affirmé que ces primaires ne dévaloriseraient pas l'image de François Hollande.

Manuel Valls et François Hollande sur le perron de l'Élysée
Manuel Valls et François Hollande sur le perron de l'Élysée Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Félix Roudaut
Félix Roudaut

Le Conseil national du Parti socialiste a mis fin à un long suspense. Une primaire ouverte à la seule gauche de gouvernement sera bel et bien organisée afin de désigner le candidat du PS à l'élection présidentielle de 2017. Actée samedi 18 juin, la primaire se déroulera les deux premiers week-ends de janvier 2017. Et certains y voient déjà une manœuvre politicienne pour couper l'herbe sous le pied des frondeurs et apporter de la légitimité à un François Hollande plus impopulaire que jamais. 

Manuel Valls estime simplement que la primaire répond à "un besoin de participation démocratique dans notre société". Autre atout : le rassemblement de la gauche. Mais pas n'importe laquelle. "La gauche réformiste, socialiste, écologiste, radicale, c’est-à-dire la Belle Alliance populaire", recense le locataire de Matignon dans les colonnes du Journal du dimanche 19 juin.

Toujours est-il que la Ve République n'a jamais vu un président sortant obligé de s'abaisser à faire campagne au sein de son propre parti politique. Une première qui pourrait entacher encore un peu plus la stature présidentielle de François Hollande. "Qu'y a-t-il de dévalorisant à retourner devant les Français, à défendre ses idées, à expliquer son action ? C'est cela, la démocratie !", balaie le Premier ministre. 

Nous détruirons les terroristes

Manuel Valls
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Le sort de la gauche n'est pas le seul élément qui préoccupe le Premier ministre. Le contexte social particulièrement chaud qui secoue l'Hexagone, alors même que la menace terroriste rôde plus que jamais au moment de l'Euro, inquiète Manuel Valls. Ce dernier ne comprend pas le manque de bon sens de la CGT, qui prévoit de battre le pavé jeudi 23 juin, vent debout contre le projet de loi El Khomri. "Les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements (...) La CGT doit sortir de l'impasse", lâche-t-il, attaché néanmoins à la liberté de manifester, "principe de notre droit". Le gouvernement veillera donc à "s'assurer que les conditions de sécurité sont remplies". 

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Sécuriser les manifestations, mais aussi et surtout la France. Un pays que Manuel Valls décrit comme étant engagé dans une guerre contre un ennemi de taille. "Il y aura de nouveaux attentats, car jamais la menace n’a été aussi élevée. Il y aura de nouvelles victimes innocentes, ça me coûte de le dire, mais nous devons le savoir et nous y préparer", reconnaît-il. Mais il le promet : "Nous détruirons les terroristes".

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