2 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : "les primaires au PS ne sont pas d'actualité" dit Cambadélis

Jean-Christophe Cambadélis n'est pas convaincu par une "primaire de coalition" suggérée par un rapport co-écrit par Terra Nova.

Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 mars 2015.
Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste, le 6 mars 2015. Crédit : PASCAL GUYOT / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Alors qu'à l'UMP, les campagne pour les primaires sont déjà lancées depuis un moment, au Parti socialiste elles ne sont même "pas d'actualité" a affirmé ce lundi 27 avril le patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis. Invité à réagir à la publication d'un rapport écrit notamment par Terra Nova, think tank proche du PS, le premier secrétaire estime que "c’est à cette étape un substitut aléatoire à son renouveau, à la réussite gouvernementale et au rassemblement de la gauche, voire à la définition du programme pour le prochain quinquennat".

Ce document suggère, en cas de réédition de l'exercice(sans préciser à quelle date), une "primaire de coalition" davantage ouverte à des formations de gauche qu'en 2011. Selon Jean-Christophe Cambadélis, "le rapport de Terra Nova vient trop tard ou trop tôt. Il est un bilan de ce qui fut fait plus qu'une préconisation de ce qui doit être fait". "Quant à la 'primaire de coalition', il faudrait d’abord s’assurer qu’il y ait une coalition de partis qui y soit favorable", a-t-il ajouté.

La primaire, "formidable accélérateur" pour la carrière

Le député de Paris relève également "que le rapport (...) fait de la primaire une option en cas de président sortant" et non une obligation. Le rapport liste en réalité six possibilités dont celle-ci. Pour le premier secrétaire, le "Parti socialiste devra donc en 2016, au regard de la situation et de la décision du président de la République, réfléchir au meilleur moyen d’être efficace pour l’emporter, plutôt qu’être seulement 'un accélérateur de carrière', pour reprendre la formule du rapport".

Le rapport estime que pour certains des perdants, la primaire a fonctionné comme "un formidable accélérateur dans la carrière de ceux qui n'étaient encore que des outsiders de la vie politique nationale". Une description qui colle parfaitement à Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire PS de 2011 qui se vit attribuer un ministère dès l'arrivée de François Hollande à l'Élysée.

À lire aussi
Alain Juppé, le 14 septembre 2020 présidentielle 2017
Juppé sur RTL : "Peut-être n'avais-je pas l'ambition présidentielle chevillée au corps"

En 2011 la primaire avait vu s'affronter six candidats, dont cinq PS et un PRG. La tenue de ce rendez-vous est désormais inscrite dans les statuts du parti, rénovés en 2012. Ceux-ci stipulent que "le candidat à la présidence de la République est désigné au travers de primaires citoyennes ouvertes à l'ensemble des citoyens adhérant aux valeurs de la République et de la gauche et coorganisées par les formations politiques de gauche qui souhaitent y participer". "Au moins un an avant l'élection présidentielle, le Conseil national (parlement du parti, ndlr) fixe le calendrier et les modalités d'organisation des primaires", précisent-ils.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Présidentielle 2017 Parti socialiste Primaire PS
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants