3 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : le Parti socialiste organisera une primaire les 22 et 29 janvier

François Hollande passera vraisemblablement par une primaire pour se représenter l'an prochain, après la décision du PS d'organiser une telle consultation les 22 et 29 janvier.

Jean-Christophe Cambadélis et François Hollande en 2007
Jean-Christophe Cambadélis et François Hollande en 2007 Crédit : JEAN-PIERRE MULLER / AFP
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et AFP

Jean-Christophe Cambadélis avait mis fin au suspense la veille du Conseil national du Parti socialiste. Réunis ce samedi 18 juin, les cadres du parti de la rue de Solferino ont décidé à l'unanimité d'organiser une primaire pour désigner son candidat à la présidentielle en 2017. Fait inédit dans la Ve République pour un président sortant, François Hollande passera vraisemblablement par une primaire pour se représenter l'an prochain, après la décision du PS d'organiser une telle consultation les 22 et 29 janvier. 

"Faute de soutien des Verts et du PCF à une primaire de toute la gauche, le Parti socialiste décide d'organiser une primaire ouverte aux acteurs de la Belle Alliance populaire et (à) tous ceux qui soutiendraient la démarche", indique la version provisoire du texte de "la résolution sur les primaires" qui a été soumis au vote du Conseil national. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait mis fin vendredi soir à un long suspense, en annonçant son intention de proposer au Conseil national l'organisation de cette primaire ouverte à tous les citoyens, mais resserrée sur le périmètre politique de la Belle Alliance populaire 

Un calendrier taillé pour François Hollande

Un conseil national organisé le 2 octobre devra ratifier les modalités du vote et des débats. Ces points seront préalablement discutés en commission de suivi des primaires et soumis à une consultation des partenaires du PS. La date limite des candidatures est fixée au 1er décembre et leur clôture au 15 décembre. Ce calendrier est compatible avec celui de François Hollande, qui doit annoncer ses intentions pour la présidentielle en décembre. Le temps pour lui et son bilan de retrouver des couleurs, sur fond d'embellie de la croissance et baisse du chômage.

Dans une interview à Libération, Jean-Christophe Cambadélis dit avoir informé de son initiative le président de la République, précisant que, pour ce dernier, "le Parti socialiste se détermine comme il le souhaite". Il a redit samedi sur TF1 qu'il "souhaitait" que le chef de l'État s'y soumette : "Je crois que le président de la République a hâte d'expliquer quels ont été ses choix (...) et de souligner devant l'ensemble des Français comment il a réussi et comment les résultats, que ce soit de la croissance ou de l'emploi, sont bons aujourd'hui et comment tous les indicateurs sont au vert".

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"Si je ne suis pas en mesure de remporter la primaire, comment pourrais-je espérer remporter la présidentielle?" a confié, pour sa part, à des visiteurs le chef de l'État, élu en 2012 après avoir remporté la primaire de son parti.

Des modalités inspirées des primaires de 2011

Primaire de "relégitimation" pour certains, aveu de faiblesse pour d'autres: l'organisation de la primaire est la preuve qu'il n'y a "plus de candidat naturel" du PS à la présidentielle, selon le député et ancien ministre Benoît Hamon (aile gauche du PS). Sentiment partagé dans l'opposition: "C'est un peu le dernier clou sur le cercueil électoral du Parti socialiste que d'imposer à un sortant (...) de passer par une primaire", a ironisé sur BFMTV Thierry Solère (LR), président du comité d'organisation de la primaire de droite.

À gauche, dans le camp des partisans de la primaire, les réactions étaient contrastées samedi. Si la cheffe de file de la motion D du dernier congrès ("La Fabrique") Karine Berger a applaudi, celui de la motion B Christian Paul est resté prudent. "Nous avons voulu la primaire. Elle a de l'avenir si elle est irréversible dès ce soir, loyale dans ses règles, et ouverte aux citoyens", a tweeté ce député "frondeur". 

"Nous voulons toutes les modalités de 2011, avec 10.000 bureaux de votes, et un filtre efficace pour distinguer les candidatures sérieuses des candidatures anecdotiques", a expliqué à l'AFP François Kalfon, porte-parole de l'ancien ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, qui n'exclut pas d'être candidat. La direction du PS a introduit dans son texte initial une phrase affirmant que "les modalités de vote et de débat s'inspireront des primaires citoyennes de 2011". Jean-Christophe Cambadélis a néanmoins reconnu lors d'un point presse qu'il y aurait certainement moins de votants que pour celle de 2011, compte tenu de l'urgence dans laquelle elle sera organisée.

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