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François Fillon : "La candidature de Macron, c'est la fin du quinquennat de Hollande"

INVITÉ RTL - Le candidat à la primaire de la droite et du centre assure que la candidature d'Emmanuel Macron, attendue ce mercredi 16 novembre, n'est pas une "surprise".

François Fillon, invité de RTL le 16 novembre 2016
François Fillon, invité de RTL le 16 novembre 2016
Crédit : Romain Boé / SIPA
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Claire Gaveau
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"Je n'ai jamais pensé qu'Emmanuel Macron marchait pour le Téléthon". François Fillon n'est pas surpris par les multiples sorties de l'ancien ministre de l'Économie, qui doit annoncer sa candidature à l'élection présidentielle, ce mercredi 16 novembre. "Ce n'est pas une surprise, tout le monde savait qu'il allait être candidat", assure le candidat à la primaire de la droite et du centre.

Mais cette date demeure primordiale pour l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy : "Il faut retenir le 16 novembre, c'est une date historique. C'est la fin du quinquennat de François Hollande". Avant d'ajouter : "C'est l'homme le plus proche de lui, c'est l'homme qui a construit le programme économique. Le fait qu'il le quitte aujourd'hui, c'est la fin de son autorité".

Une situation qui inquiète le troisième homme de la primaire, selon le dernier sondage publié par RTL. "La question que je me pose, c'est comment va-t-on aller jusqu'à l'élection présidentielle dans cette situation", questionne-t-il évoquant notamment les possibles candidatures à gauche.

Ma conviction c'est que les Français ne confieront pas leur destin à quelqu'un qui n'a pas d'expérience

François Fillon

De quoi donner "une responsabilité particulière" aux candidats de la droite. "Il faut conduire nos débats avec dignité et surtout mettre en place un programme de redressement national", explique François Fillon qui rejette les avantages de "l'incarnation du renouveau". Il développe : "La fonction de Président en France est une fonction qui doit à la fois à la monarchie et à la république et ma conviction c'est que les Français ne confieront pas leur destin à quelqu'un qui n'a pas d'expérience".

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Mais la critique va encore plus loin. François Fillon s'attaque également au bilan d'Emmanuel Macron, ministre de l'Économie pendant deux ans. "Il n'a rien démontré pour le moment. Peut-être qu'il va le faire mais au-delà des autocars, on n'a rien vu", déplore-t-il.

Des conséquences sur la primaire de la droite ?

Dès lors, la position politique d'Emmanuel Macron va être déterminante à six jours de la primaire de la droite et du centre. Mais François Fillon est persuadé que cette candidature fait davantage de mal à la gauche même "s'il peut mordre à la marge sur le centre".

Et selon l'ancien premier ministre, cette annonce juste avant le premier tour de la primaire "n'est pas un hasard". "Il a fait cela pour avoir un maximum de visibilité. Cela montre d'ailleurs qu'il est dans une démarche très médiatique, très organisée mais cela n'aura pas de conséquence sur le scrutin", explique-t-il. Avant de conclure : "Les électeurs français ne sont pas des enfants, ce ne sont pas des gens qui changent d'avis le matin parce qu'un éditorialiste leur a dit qu'il fallait changer d'avis". 

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