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Jean-Luc Mélenchon : qui pourrait composer son gouvernement ?

ÉCLAIRAGE - Petit tour d'horizon de la galaxie Mélenchon, au sein de laquelle se trouvent d'éventuels futurs ministres.

Jean-Luc Mélenchon avec son équipe de campagne, le 14 février 2017
Jean-Luc Mélenchon avec son équipe de campagne, le 14 février 2017
Crédit : WITT/SIPA
Jean-Luc Mélenchon avec son équipe de campagne, le 14 février 2017
Alexis Corbière
Éric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche
Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise
Sophia Chikirou, directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon
Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon avec l'économiste Jacques Généreux, le 19 février 2017
Liem Hoang-Ngoc, responsable économie du programme de Jean-Luc Mélenchon
Clémentine Autain, à Sevran, le 20 décembre 2013. (archives)
Djordje Kuzmanovic, porte-parole sur les questions internationales et de défense
Charlotte Girard, ancienne coordinatrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon avec son équipe de campagne, le 14 février 2017 Crédits : WITT/SIPA
Alexis Corbière Crédits : Johanna Guerra / RTLNET
Éric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche Crédits : LOIC VENANCE / AFP
Raquel Garrido, porte-parole de la France insoumise Crédits : WITT/SIPA
Sophia Chikirou, directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon Crédits : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Jean-Luc Mélenchon avec l'économiste Jacques Généreux, le 19 février 2017 Crédits : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Liem Hoang-Ngoc, responsable économie du programme de Jean-Luc Mélenchon Crédits : SIPA
Clémentine Autain, à Sevran, le 20 décembre 2013. (archives) Crédits : BERTRAND GUAY / AFP
Djordje Kuzmanovic, porte-parole sur les questions internationales et de défense Crédits : EREZ LICHTFELD/SIPA
Charlotte Girard, ancienne coordinatrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon Crédits : NICOLAS MESSYASZ/SIPA
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Julien Absalon
Julien Absalon

À quoi pourrait ressembler le gouvernement de Jean-Luc Mélenchon ? Au coude-à-coude avec François Fillon et sur les talons de Marine le Pen et Emmanuel Macron, le candidat de la France insoumise peut désormais être perçu comme l'un des potentiels prochain président de la République.

Si son programme s'articule grandement autour de la constitution d'un bousculement des institutions en passant à une VIe République, avec la mise en place d'un référendum révocatoire, il ne sera pas dispensé de former un gouvernement dans les premiers jours de sa potentielle investiture à l'Élysée.

Comment Mélenchon organiserait son gouvernement

Durant sa campagne, Jean-Luc Mélenchon a donné quelques détails ici et là, non pas sur la composition de sa future équipe gouvernementale mais sur sa façon de gouverner. En dehors des ministères régaliens, tels que la Défense, qui nécessitent une "espèce de continuité permanente de l'État", le candidat dit vouloir s'entourer de "beaucoup de hauts commissaires" qui se verraient attribuer chacun une mission et devraient ensuite "rentrer à la maison" ou éventuellement se voir confier une "autre mission". Avec un penchant pour des personnalités issues de la société civile, à l'image de son mouvement de la France insoumise. "Dans les institutions, et notamment au gouvernement, il faut combiner la stabilité et le mouvement", a-t-il d'ailleurs soutenu le 18 avril à Dijon.

Dans un entretien vidéo diffusé sur YouTube, il cite l'exemple de Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France nommé en 2009 par Nicolas Sarkozy comme haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la jeunesse. Un poste qu'il a gardé pendant près de trois ans. "Je n'approuve pas sa politique mais il a été nommé pour faire une chose, il l'a faite et après il est parti. Il faut briser la course au grade, à l'intérieur d'un gouvernement".

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S'il devait y avoir un "haut-commissaire de la lutte contre la corruption", Jean-Luc Mélenchon irait ainsi "le chercher dans l'association Anticor". En meeting, il a aussi évoqué la possibilité d'avoir une personne chargée spécialement du "problème de l'illettrisme" pour une durée de un ou deux ans, d'une autre pour le "problème général de l'eau". La création d'un "commissariat général pour la planification écologique" a également été avancé.

Qui compose l'équipe de campagne ?

Fort logiquement, ces maroquins, ces hauts-commissariats ou encore des rôles de proches conseillers à l'Élysée pourraient revenir à plusieurs membres de son équipe de campagne, composée de nombreuses personnalités jeunes et issues de la société. Dans le premier cercle du candidat, on trouve les porte-parole les plus médiatiques : le coordinateur du Parti de gauche Éric Coquerel, le fidèle et omniprésent ex-socialiste Alexis Corbière et l'avocate Raquel Garrido.

Ce clan rapproché est aussi constitué de têtes pensantes beaucoup plus discrètes. Il y a notamment le directeur de campagne Manuel Bompard. Un peu plus visible dans la dernière ligne droite de la campagne, celui qui est candidat aux législatives en Haute-Garonne aime rappeler qu'il n'est pas un professionnel de la politique mais d'abord ingénieur docteur en mathématiques appliquées, travaillant dans une start-up spécialisée dans l'aéronautique à Toulouse. Autre figure notable : la directrice de communication Sophia Chikirou. Âgée de 37 ans, chargée de la presse de la campagne de 2012, elle a entrepris la stratégie offensive sur les réseaux sociaux dans un but de contourner les médias traditionnels. Elle était auparavant une proche de Laurent Fabius. Le futur pourrait se composer aussi avec Charlotte Girard, coordinatrice de l'élaboration du programme et par ailleurs maître de conférences de droit public à l'université de Paris-Nanterre.

Les ministères de l'Économie, des Finances ou encore du Travail pourraient bien être attribués à l'un des économistes ayant planché sur le programme du candidat. Jacques Généreux, 60 ans, est l'un d'eux. Maître de conférences à Sciences-Po, il appuie ses travaux sur des modifications profondes de l'Union européenne et a axé plusieurs de ses recherches sur les syndicats, le Smic et la flexibilité du travail. Liem Hoang-Ngoc, responsable de l'économie, s'était de son côté fait remarquer en 1996 pour avoir initié un appel à "sortir de la pensée unique" à l'adresse d'Alain Juppé en 1996.

En outre, la galaxie Mélenchon se compose de divers spécialistes, tels que Djordje Kuzmanovic sur les questions internationales et de défense, ou encore de soutiens comme Clémentine Autain, conseillère de la région d'Île-de-France régulièrement présente sur les plateaux TV.

Ce que prévoient les autres candidats

Concernant les trois principaux concurrents de Jean-Luc Mélenchon, François Fillon a par exemple déjà fait savoir qu'il comptait diriger le pays avec un "commando" de "quinze ministres" et "pas un de plus", à qui une feuille de route de trois ans serait confiée. "Ça doit être des hommes et des femmes politiques, mais ça doit être aussi des personnalités de la société civile qui apportent leurs compétences", avait-il précisé. Emmanuel Macron s'apprête aussi à s'appuyer sur "quinze membres maximum" pour gouverner et espère aussi le faire avec "des personnes de la société civile" et "des hommes politiques de gauche, du centre et de la droite". L'équipe de Marine Le Pen a elle aussi évoqué le souhait de composer un gouvernement resserré.

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