3 min de lecture Présidentielle 2017

Présidentielle 2017 : "Jean-Luc Mélenchon émerge" dans les candidatures à gauche

LE MAG POL - Celui-ci n'a pas été ministre de François Hollande, comme ses rivaux Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon. Ce qui pourrait constituer un atout.

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Le Mag Pol du 09 octobre 2016 Crédit Image : ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA | Crédit Média : Olivier Mazerolle,Philippe Robuchon | Durée : | Date :
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Philippe Robuchon
Philippe Robuchon et Benjamin Sportouch

Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon... Et peut-être bientôt un candidat communiste. Difficile de voir clair à la gauche de la gauche. "Sans doute parce que l'on est déjà sur une après-élection présidentielle, avec une défaite annoncée - pas réalisée mais en tout cas annoncée - de la gauche", estime Christophe Jakubyszyn de TF1/LCI. "La recomposition du PS sera-t-elle la ligne Valls ou la ligne Montebourg ou Hamon ? C'est l'extrême confusion. Le divorce avec les communistes est consommé, le Front de Gauche est mort. Les électeurs de gauche sont perplexes", poursuit Christophe Jakubyszyn.

"Il y a une multiplication des ambitions à gauche qui est à la hauteur des désaveux dont fait l'objet François Hollande, analyse pour sa part Guillaume Roquette du Figaro Magazine. Dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon émerge, en tout cas dans les sondages. Aujourd'hui, le candidat de la gauche de la gauche, c'est lui". Dans un récent sondage, le candidat avoisine les 17% d'intentions de vote, tandis qu'il faisait 11% au premier tour de la dernière présidentielle, rappelle-t-on dans le studio du Mag Pol.

"Jean-Luc Mélenchon parle clair, lui reconnaît Olivier Mazerolle. Il veut être le porteur des grands idéaux de la gauche et de la fidélité aux idéaux de la gauche. Il n'est pas dans ce jeu d'appareils, ce qui lui donne une grande qualité et une attirance pour un électeur de gauche", analyse ce dernier. L'ancien ministre Emmanuel Macron, qui se présente comme le porteur des idéaux d'une nouvelle gauche, est ainsi, pour Olivier Mazerolle, "pratiquement en confrontation" avec Jean-Luc Mélenchon dans ce maelstrom de la gauche.

Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et les éventuels autres candidats de gauche vont-ils tous baser leur campagne sur l'anti-Hollande ? "Mélenchon oui", affirme Olivier Mazerolle d'un ton assuré. "Emmanuel Macron, lui, ne dit pas qu'il est contre Hollande, c'est subliminal. Il passe son temps à défendre des points de vue ou des positionnements qui dénoncent l'incapacité de François Hollande, mais il ne prononce jamais son nom", poursuit-il. "Mélenchon n'a jamais été ministre de Hollande. Il peut être dans un rejet très lisible et très clair. Comme François Hollande est complètement déjugé par l'opinion, c'est probablement celui qui est le plus éloigné qui pourrait rafler la mise", décrypte Guillaume Roquette, donnant là encore raison à une possible émergence de Jean-Luc Mélenchon dans cette course à l'Élysée.

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- Alain Juppé a d'ores et déjà prévenu: s'il l'emporte le 27 novembre, il installera des proches à la tête des Républicains. "Il faudra une nouvelle équipe", confie-t-il. Dans son viseur, il y a Laurent Wauquiez, président par intérim du parti, proche de Nicolas Sarkozy et dont la ligne politique est très à droite. Pas sûr qu'il le vire purement et simplement au moment où il aura besoin, au contraire, de rassembler, mais il pourrait bien perturber sa ligne de conduite avec quelques juppéistes comme Édouard Philippe, le maire du Havre. En tout cas, les statuts du parti lui donnent la possibilité de remanier la direction et Alain Juppé ne devrait pas s'en priver.

- Marine Le Pen cherche toujours de l'argent pour financer sa campagne, et la présidente et candidate du FN a du mal à y parvenir. Elle a par exemple reçu une fin de non recevoir de Frédéric Oudéa, le patron de la Société générale, il y a quelques semaines. Celui-ci refuse de lui accorder un prêt pour la présidentielle. Marine le Pen n'a pas du tout apprécié la tonalité du courrier du dirigeant, "à la limite de la courtoisie", selon ses mots. Marine Le Pen est prête à faire appel à des banques étrangères, y compris russes, comme par le passé.

- Barbara Pompili, la secrétaire d'État écologiste du gouvernement, n'aura aucun d'état d'âme face à Marine Le Pen. Son discours est très clair : en cas de second tour entre Nicolas Sarkozy et la présidente du Front national en mai prochain, l'ancienne dirigeante d'Europe Écologie votera pour Nicolas Sarkozy. "Il emprunte ses thèmes au Front national, estime Barbara Pompili, mais son parti reste dans la République".

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