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Retraites, chômage, 35 heures... Emmanuel Macron dévoile son programme

ÉCLAIRAGE - Avant d'annoncer sa candidature pour 2017, Emmanuel Macron a préparé son programme dont certains extraits ont été dévoilés, lors d'un entretien à "L'Obs".

Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 29 mars 2016
Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, le 29 mars 2016
Crédit : CRÉDITALAIN JOCARD / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Le doute plane de moins en moins à propos de la candidature d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle. Selon nos informations, l'ancien ministre de l'Économie devrait annoncer sa candidature depuis le campus des métiers et de l'entreprise de Bobigny. Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialistes, a déclaré que "c'était très embêtant" et a mis en garde contre le risque d'élimination de la gauche au scrutin.

De son côté, Emmanuel Macron assurait qu'il déciderait "probablement en décembre ou janvier" s'il se présente à l'élection présidentielle. Il confiait ne pas être dans l'attente de la candidature possible de François Hollande et de suivre son propre agenda. Dans un entretien dans L'Obs, l'ancien ministre de l'Économie entre dans le concret. Après avoir questionné les Français sur leurs attentes pour 2017 et dressé un diagnostic du pays, Emmanuel Macron dévoile son programme. 

La fin des 35 heures pour les jeunes

"Quand on est jeune, 35 heures, ce n'est pas long", affirme le fondateur d'En Marche !. Emmanuel Macron juge que ce "débat est devenu surréaliste" et ajoute : "On veut travailler plus, on veut apprendre son job. Et puis, il y a un principe de réalité. Un entrepreneur raisonne ainsi : ce jeune n’est pas qualifié, je veux bien l’embaucher mais il va apprendre son job en entrant dans mon entreprise, donc il faut qu’il effectue davantage d’heures".

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L'ancien ministre de l'Économie souhaite ainsi instaurer "plus de souplesse, plus de flexibilité". S'il faut "conserver une durée légale, un socle", il faut "laisser ensuite aux branches le soin de la moduler s'il y a des accords majoritaires (...) Il faut aussi s'adapter aux individus. On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n'est pas long", explique-t-il. 

Des retraites plus flexibles

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Autre mesure annoncée dans son programme : Emmanuel Macron mise sur davantage de flexibilité en ce qui concerne les retraites. "Certains veulent la prendre à 60 ans, d'autres à 65, d'autres encore à 67. Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations", explique l'ex-ministre. D'après lui, il faut "pouvoir moduler selon les individus et les situations. Si on se contente d’appliquer des critères de pénibilité de manière arbitraire, on ne fera que recréer des régimes spéciaux".

Plus d'argent et de moyens pour l'école primaire

Pour la première fois, Emmanuel Macron aborde le thème de l'éducation. Selon lui, l'éducation, "mère des batailles", se joue dans le primaire. Dans l’hebdomadaire, il confie qu'il souhaite débloquer "beaucoup plus de moyens et beaucoup plus d'autonomie" aux écoles en difficulté, et faire en sorte que les professeurs y soient "beaucoup mieux payés" et "reconnus". Autre mesure : "Faire évoluer" la carte scolaire, "renforcer la médecine scolaire" et introduire de la sélection à l'université "au niveau du master".

Nationalisation de l'Unédic

L'ancien membre du gouvernement prône le fait que l'État doit gérer lui-même l'Unedic, et de permettre aux salariés démissionnaires de percevoir des allocations chômage. Il veut aussi protéger des aléas de la vie professionnelle "ceux qui aujourd'hui ne sont pas couverts", en particulier "ceux qui sont au régime de la microentreprise ou les indépendants". 

"Il est hypocrite de prétendre que l’assurance-chômage est encore un système paritaire : ce régime est en déficit permanent (...) et c’est l’État qui en garantit in fine l’équilibre financier (...) Il faut que l’État prenne ses responsabilités et gère lui-même l’Unedic. Car il n’y a rien de pire qu’un système où celui qui décide n’est pas celui qui paie", indique-t-il dans L'Obs.

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