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Présidentielle 2017 : comment Mélenchon veut abolir le concordat en Alsace-Moselle

MOI CANDIDAT - Au nom du principe de laïcité, le candidat de la France insoumise veut mettre un terme à ce statut à part.

Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting au Mans, le 11 janvier 2017
Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting au Mans, le 11 janvier 2017
Crédit : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Présidentielle 2017 : comment Mélenchon veut abolir le concordat en Alsace-Moselle
03:09
Benjamin Sportouch & Ludovic Galtier

S'il est élu président de la République, Jean-Luc Mélenchon souhaite abolir le concordat en Alsace-Moselle. En France, la loi de 1905 a acté la séparation de l'Église et de l'État sauf en Alsace-Moselle. À l'époque, l'Alsace-Moselle n'est pas française mais allemande, elle est donc maintenue sous le régime du concordat qui date de Napoléon en 1801. C'est la raison pour laquelle de nombreuses exceptions demeurent en Alsace-Moselle. Par exemple, les prêtres, les rabbins, les pasteurs sont payés par l'État et le président de la République a un droit de regard sur leur nomination. Et ce n'est pas banal au pays de la laïcité, un enseignement religieux peut être dispensé à l'école publique.

Pour Jean-Luc Mélenchon, ce statut a part n'a pas lieu d'être. Le candidat des Insoumis est le seul à s'attaquer à cette spécificité régionale. Il se place ainsi dans la lignée de la gauche radicale française, très anticléricale, la gauche de Gambetta, ancien président du Conseil sous la IIIe République rendu célèbre par sa maxime : "Le cléricalisme, voilà l'ennemi".

La laïcité au cœur du débat présidentiel

Pour tous les autres principaux candidats, il faut préserver le concordat au nom de la tradition d'abord mais aussi pour ne pas réveiller de vieilles disputes de plus d'un siècle. Et en Alsace-Moselle, on est très attaché à cette spécificité régionale. Au-delà de la question du concordat, c'est la question de la laïcité qui s'est imposée dans le débat présidentiel.

"La loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905", c'est la position de Benoît Hamon et d'Emmanuel Macron. Benoît Hamon propose d'ailleurs un numéro vert, disponible 24 heures sur 24, pour signaler toute atteinte au principe de laïcité. Quant à Emmanuel Macron, il promet de ne pas interdire le voile à l'université.

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Tout le contraire de Marine Le Pen qui veut bannir tous les signes ostentatoires dans l'espace public, et en particulier le voile. Au Front national, le débat s'est clairement focalisé sur l'Islam. Idem chez François Fillon qui veut avant tout instaurer un contrôle administratif du culte musulman, mais sans être plus précis sur les modalités.

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