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Présidentielle 2017 : "Arnaud Montebourg ne veut pas laisser s'installer l'idée qu'il improvise ou qu'il hésite", analyse Olivier Bost

REPLAY / ÉDITO - Arnaud Montebourg signe son retour médiatique ce 16 mai avec sa traditionnelle ascension du Mont-Beuvray en Saône-et-Loire. Mais ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il se lancera pour 2017.

Arnaud Montebourg au sommet du mont Beuvray, le 13 juin 2011
Arnaud Montebourg au sommet du mont Beuvray, le 13 juin 2011
Crédit : AFP / Jeff Pachoud
Présidentielle 2017 : "Arnaud Montebourg ne veut pas laisser s'installer l'idée qu'il improvise ou qu'il hésite", analyse Olivier Bost
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Présidentielle 2017 : "Arnaud Montebourg ne veut pas laisser s'installer l'idée qu'il improvise ou qu'il hésite", analyse Olivier Bost
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Olivier Bost & Loïc Farge

Arnaud Montebourg considère que les Français ne sont pas encore dans l'élection présidentielle, qu'ils n'ont pas la tête à ça. C'est pour cela que vous le verrez, ce lundi 16 mai, dans sa traditionnelle ascension du Mont-Beuvray (Morvan) simplement pour rappeler qu'il existe toujours et qu'il se prépare. Mais rien de plus. Car l’élection présidentielle, c’est une course de fond. Si vous improvisez, cela donne des campagnes catastrophiques. Comme celle d'Éva Joly, récemment. Et si vous hésitez, tous les électeurs le sentent et vous n'avez aucune chance de victoire. Arnaud Montebourg ne veut pas laisser s'installer l'idée qu'il improvise ou qu'il hésite. Il va donc encore nous faire patienter un peu.

Même si les Français ne sont pas passionnés de politique, ils se demandent déjà quelle sera l’affiche de l’année prochaine. Qui seront les candidats ? Ce qui veut dire que l’affiche est en train de se dessiner maintenant. Vous pourriez dire qu'il faut attendre de connaître le résultat de la primaire des Républicains et qu’à gauche tout n’est pas encore joué. Eh bien non, ce n’est pas la peine. Car nous connaissons déjà en fait les candidats à la candidature à droite. Tous sont déjà installés : Alain JuppéFrançois FillonBruno Le Maire.

La date de déclaration est stratégique

Il n'y a que Nicolas Sarkozy qui n’est pas candidat. Mais depuis deux semaines, cela ne fait plus aucun doute. Vous l’avez vu dans sa tournée dans le Sud, devant ses fans. Et en privé, il parle de sa candidature. Il explique que deux mois et demi de campagne dans la primaire, ce sera largement suffisant. Car Nicolas Sarkozy considère qu’il est le meilleur dans cet exercice. En fait s’il n’est pas encore candidat officiel à l’heure qu’il est, c’est juste pour rester le plus longtemps possible président du parti et avoir la main sur l’appareil.

A contrario
, pourquoi certains sont candidats depuis très longtemps ? En fait quand un candidat se déclare tôt dans une campagne, c’est parfois pour se construire une notoriété et une stature. C’était le cas de François Hollande en 2012. C’est le cas de François Fillon aujourd'hui, par exemple. Un candidat peut aussi se déclarer tôt dans une campagne pour bloquer un rival. C’est le cas d’Alain Juppé contre Nicolas Sarkozy. Il y a aussi ceux qui partent en campagne tôt parce qu’ils ont besoin de parrainages, d’argent ou qu’ils veulent bloquer une primaire. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon. La date de déclaration d’une candidature est l’un des éléments les plus stratégiques d’une campagne présidentielle.

Être le premier à la fin

François Hollande, lui, a cassé tout suspens. Il a dit qu’il annoncerait sa candidature en décembre. Pourquoi ? Parce qu’il est le sortant. En donnant une indication sur son top départ dans la campagne, il va éviter d’en faire une question récurrente d’ici-là. François Hollande va se lancer dans la plus longue campagne d’un Président sortant, et ça n’étonnera personne. En fait c’est comme s’il était déjà candidat, tellement cette question ne fait pas de doute. Il a donc donné la date de décembre pour s’inviter sur l’affiche.

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Dans cette course de fond qu’est la présidentielle, il faut donc partir tôt. Et qu’importe la position de départ. La seule chose qui compte, c’est d’être le premier à la fin.

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