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Présidence des Républicains : Sens commun soutient Laurent Wauquiez

Le mouvement conservateur fait pression pour jouer un rôle dans la recomposition de la droite.

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Crédit : SIPA
Émilie Jéhanno

Sens commun compte bien jouer un rôle dans la recomposition de la droite, malgré l'échec de son protégé à la présidentielle, François Fillon. L'émanation politique de la Manif pour tous agit en toile de fond au sein des Républicains pour imposer ses idées.


Sens commun parie ainsi sur Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et espère qu'il reprendra la tête du parti à l'automne. Fin mai, François Baroin, actuel chef de file du parti, avait indiqué qu'il se mettrait en retrait, s'il ne parvenait pas à imposer une majorité LR à Emmanuel Macron lors des élections législatives.

Mais ce soutien a un prix : Laurent Wauquiez doit réintégrer dans le programme les propositions de Sens commun sur le retour des allocations familiales pour tous, la révision de la loi Taubira, la redéfinition d'une "Europe plus respectueuse de la volonté des peuples", la conception d'une immigration "moins fataliste que celle de Macron" et la vision d'une identité nationale "attachée aux racines judéo-chrétiennes", détaille Madeleine de Jessey dans Le Parisien, ce 5 juin.

La porte-parole de Sens commun et membre du bureau politique de LR plaide pour une reconstruction "avec des idées qui correspondent à nos valeurs". "Depuis 2012, c'est l'unité de la droite qui prévaut. Le parti en a oublié de réfléchir sur sa doctrine", regrette-t-elle.

Menace de rupture de contrat

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Preuve d'une volonté de rapprochement, Laurent Wauquiez participera au meeting de rentrée de Sens commun fin septembre, qui se déroulera à Asnières, dans les Hauts-de-Seine. Et si ses propositions ne sont pas prises en compte, Sens commun menace de "mettre un terme au CDD conclu en 2013 avec les Républicains".  

Mais le débat risque de se poursuivre. Car certains chez les Républicains voient d'un mauvais œil le poids politique pris par le mouvement, jugé trop réactionnaire, au sein du parti. Fabienne Keller et Christian Estrosi ont ainsi réclamé son exclusion. 

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