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Présidence de l'UMP : Sarkozy veut "construire le parti de l'espérance"

Nicolas Sarkozy a affirmé vouloir "construire le parti de l'espérance" devant un public galvanisé lors de son dernier meeting de campagne pour la présidence de l'UMP à Nîmes.

Nicolas Sarkozy a effectué son dernier meeting de campagne pour la présidence de l'UMP jeudi 27 novembre à Nîmes.
Nicolas Sarkozy a effectué son dernier meeting de campagne pour la présidence de l'UMP jeudi 27 novembre à Nîmes. Crédit : AFP / PASCAL GUYOT
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"Je vous propose de construire le parti de l'espérance. Pour le construire, j'ai besoin de vous", a lancé Nicolas Sarkozy à la foule lors de son dernier meeting de campagne ce jeudi 27 novembre à Nîmes. Ce sera "le parti de l'espérance au service de la France". L'ex-chef de l'État a galvanisé son public, 3.500 personnes environ qui scandaient son prénom, par un discours assez court (une demi-heure), prononcé d'un ton passionné.

Plusieurs de ses proches étaient présents, notamment Laurent Wauquiez qui a réclamé "un chef" pour "tourner la page" des "batailles d'ego" à l'UMP, et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a qualifié son parti d'une "structure mal vieillie", sujette aux "puérils psychodrames", tous deux faisant allusion à la guerre entre fillonistes et copéistes qui avait failli faire imploser l'UMP fin 2012.

Rester en retrait quand tout va mal aurait été une lâcheté.

Nicolas Sarkozy
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L'ex-chef de l'Etat a également justifié son retour en politique par la case UMP en affirmant que "rester en retrait quand tout va mal aurait été une lâcheté, le contraire de (s)a conception de l'engagement politique". "Je savais que ce serait difficile. Mais, je savais aussi que ma conscience ne me laisserait pas en paix si je me tenais à l'écart", a-t-il également affirmé.

Il a également justifié sa volonté de transformer son parti, une ambition dénoncée par ses adversaires, notamment ses deux concurrents pour la présidence de l'UMP, les anciens ministres Bruno Le Maire et Hervé Mariton, qui l'accusent de vouloir créer un mouvement à son service pour son objectif final, la présidentielle de 2017.

Pour un parti où "quand la salle n'est pas d'accord, elle le dit"

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"Les partis qui sont repliés sur eux-mêmes, qui sont enfermés dans leurs habitudes, qui ressemblent à des casernes ou à des sectes (...) qui ne servent que des clientèles" et "ne sont que des machines à distribuer des investitures, c'est fini ! Ce genre de parti appartient à une époque révolue", a-t-il assuré.

"Les Français ne veulent plus de ces partis", a également lancé Nicolas Sarkozy sous les clameurs. Lui veut un parti où les adhérents ont "leur mot à dire" et sont "libre de penser et dire" ce qu'ils pensent , "un parti où, quand la salle n'est pas d'accord, elle le dit", a-t-il ajouté dans une limpide allusion aux huées et sifflets contre Alain Juppé, samedi dernier à Bordeaux. Plus de 268.000 adhérents de l'UMP sont invités à se choisir un nouveau président, en votant par internet de vendredi 28 novembre 20H00 à samedi 29 même heure.

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