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Présidentielle 2017 : Marine Le Pen ne sera pas gênée par la justice avant le scrutin

La justice française a demandé au Parlement européen de lever l'immunité dont bénéficie la parlementaire dans l'affaire de soupçons d'emplois fictifs.

Marine Le Pen
Marine Le Pen
Crédit : GEORGES GOBET / AFP
Clarisse Martin & AFP

L'affaire est pour le moins embêtante, à moins de 10 jours de l'élection présidentielle. Même si elle ne devrait pas connaître de conséquences immédiates avant le premier tour. Les juges d'instruction français ont demandé la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet, députée européenne frontiste également, les 29 et 30 mars. En réaction, la présidente du Front national (FN) a estimé qu'il s'agissait là d'une "procédure normale".

La candidate à l'élection présidentielle est dans le collimateur de la justice en sa qualité de députée européenne. La présidente du parti frontiste et le FN sont sous le coup d'une enquête pour des soupçons d'emplois fictifs aux dépens de l'institution européenne. Plusieurs assistants parlementaires rattachés à Bruxelles figurent également dans l'organigramme du siège du parti à Nanterre, ce qui a semé le doute dans l'esprit des enquêteurs, qui mettent en cause l'effectivité du travail de ces collaborateurs parlementaires. Une vingtaine de personnes seraient concernées.

Une procédure de recouvrement déjà lancée

En attendant l'avancée de l'enquête, le Parlement européen a d'ores et déjà pris les devants en lançant une procédure de saisies sur salaire. Ce qui permettrait à l'institution de recouvrer près d'1,1 million d'euros. 6 eurodéputés sont visés, dont Marine Le Pen et son père, Jean-Marie Le Pen. En février 2017, la candidate FN à l'élection présidentielle avait déjà été convoquée par les juges dans le cadre de l'enquête. Une demande à laquelle elle a refusé d'accéder, en vertu de l'immunité parlementaire dont elle jouit.

Une levée (ou non) d'immunité qui risque de prendre du temps

Le Parlement européen est souverain et ne dispose pas de délai imparti pour décider de la levée - ou non - de l'immunité de ses députés. Ainsi, Marine Le Pen a déjà vu la sienne écartée, dans le cadre d'une enquête judiciaire française différente. En octobre 2016, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas avait déjà formulé une demande similaire. Une demande qui a été favorablement accueillie par Bruxelles, dans une décision du 2 mars 2017, soit presque 6 mois après la requête. L'actuelle demande de levée d'immunité ne devrait donc pas être tranchée avant l'échéance du scrutin présidentiel.

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Marine Le Pen est visée par une enquête différente pour avoir diffusé sur son compte Twitter "des images islamistes à caractère violent", le 16 décembre 2015. La présidente du parti frontiste avait publié des documents montrant l'exécution de trois otages du groupe terroriste Daech, en commentant "Daech c'est ça", après que la montée du Front national avait été comparée, sur les ondes de RMC, à la montée en puissance de l'organisation criminelle. 

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