2 min de lecture Nicolas Sarkozy

Pour Sarkozy , "le pouvoir actuel est face au mur des mensonges"

Venu soutenir Georges Tron dans l'Essonne, Nicolas Sarkozy a sévèrement étrillé François Hollande et Manuel Valls.

Nicolas Sarkozy le 16 mars 2015 à Palaiseau, lors d'un meeting en soutien au candidat aux départementales Georges Tron.
Nicolas Sarkozy le 16 mars 2015 à Palaiseau, lors d'un meeting en soutien au candidat aux départementales Georges Tron. Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
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Lors d'un meeting lundi soir à Palaiseau (Essonne), Nicolas Sarkozy a abondamment critiqué François Hollande et Manuel Valls, au moment où le Premier ministre tenait une réunion publique à quelques kilomètres de là, dans son fief d'Evry.

Devant un millier de personnes, l'ex-chef de l'État, venu soutenir Georges Tron, a raillé le chef du gouvernement et sa réunion publique avec Jérôme Guedj, président du Conseil général de l'Essonne et l'un des frondeurs du PS. Les députés frondeurs, en menaçant de voter contre la loi Macron,ont poussé le Premier ministre à recourir au 49.3.

Il n'y a plus de majorité, ils ne croient plus en rien, même pas en eux-mêmes

Manuel Valls
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Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti, et Georges Tron, candidat UMP aux départementales, étaient présents. George Tron, qui doit être jugé aux assises pour viols et agressions sexuelles et a été sévèrement taclé par Jérôme Guedj, a rappelé qu'il bénéficiait de la présomption d'innocence. Les critiques de Jérôme Guedj "laissent pantois", a-t-il dit, répétant qu'il était "innocent" de ce dont on l'accusait.

"C'est une réunion bien singulière" que celle d'Evry, "c'est un meeting en commun de gens qui n'ont plus rien en commun", a ironisé Nicolas Sarkozy. "Ils se rassemblent le temps de la campagne (...) ça leur tient chaud. Manuel Valls, entouré des frondeurs et des communistes, ça ne donne pas envie d'y aller !"

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"Il n'y a plus de majorité, ils ne croient plus en rien, même pas en eux-mêmes. La France n'est plus gouvernée puisque monsieur Valls préfère l'excès des mots, des états d'âme, de la fébrilité là où les Français attendent désespérément du sang froid, de l'action et des résultats", a-t-il ajouté.

Le "FNPS" maintenu

Déplorant "l'image que donne François Hollande de la France", il a demandé : "que reste-t-il du 'Moi président'? Il ne reste que le 'Moi-je'. Le président de la République a disparu", a-t-il ajouté. "Le pouvoir actuel est face au mur des mensonges" de François Hollande. "J'ai dirigé la France pendant cinq ans, je sais que ce n'est pas facile mais jamais, je n'ai retiré un texte devant la rue. Je n'ai pas menti aux Français", a affirmé Nicolas Sarkozy.

Selon lui, "la gauche est prête à tout pour conserver coûte que coûte ses postes" et le PS est organisé autour de ses "notables, tribuns, avantages". "Ils sont entre eux, c'est-à-dire sans nous", a-t-il lancé. "Il y a de la colère" en France, "je ne veux pas qu'elle se transforme en violence et désespérance. Nous sommes la seule alternance" face aux "mensonges de mon successeur... j'allais dire de mon prédécesseur, O mon Dieu les commentaires si je l'avais dit!", a lancé le probable futur candidat à la primaire de son camp pour 2017. "Je persiste et je signe" à propos du "FNPS". "Si vous votez FN au premier tour, vous aurez un élu PS", a-t-il dit.

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