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PMA : ce que prévoit Emmanuel Macron

Le Comité consultatif national d'éthique s'est déclaré favorable à l'ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires de la procréation médicale assistée.

Lors de la 40e Marche des fiertés, samedi 24 juin 2017, la "PMA pour toutes" a été réclamée
Lors de la 40e Marche des fiertés, samedi 24 juin 2017, la "PMA pour toutes" a été réclamée
Crédit : XAVIER VILA/SIPA
Julien Absalon & AFP

La France se dirige-t-elle vers l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires ? Le Comité consultatif national d'éthique a rendu un avis favorable, mardi 27 juin, à cette pratique aujourd'hui réservée aux seuls couples hétérosexuels. Avec cet avis très attendu, l'instance estime que la PMA peut se concevoir pour "pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d'orientations personnelles" et pas seulement pour constituer un recours aux personnes "sans stérilité pathologique". Le voyant est cependant toujours au rouge pour la gestation pour autrui (GPA) et donc le recours aux mères porteuses.

La PMA (appelée AMP par les médecins pour assistance médicale à la procréation), désigne l'ensemble des techniques médicales destinées à aider les couples infertiles à avoir un enfant, telles que la fécondation in vitro ou le don de sperme. En France, elle est pour l'instant réservée aux couples composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer et qui souffrent d'infertilité ou qui risquent de transmettre une maladie grave à l'enfant. Mais interdite aux mères célibataires et aux couples lesbiens. 

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait indiqué dans son programme être "favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes". En mai, son mouvement La République en Marche s'était aussi prononcé pour l'ouverture de cette pratique à "toutes les femmes", selon un tweet de son porte-parole. Dans un courrier aux associations LGBTQI+, daté du 16 avril, celui qui allait devenir président de la République précisait cependant qu'il attendait que le CCNE "ait rendu son avis (...), pour pouvoir construire un consensus le plus large possible". Il avait ainsi repris l'argumentaire de François Hollande pour temporiser sur la PMA. L'ancien chef de l'État avait en effet choisi d'attendre la décision du conseil d'éthique. Celle-ci, qui devait être rendue en 2013, aura donc mis quatre ans de plus à être officialisée.

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