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Plébiscitée par les sondages d'opinion, Christine Lagarde bénéficie-t-elle d'un "effet FMI" ?

DÉCRYPTAGE - À l'instar de Dominique Strauss-Kahn lorsqu'il était lui-même à la tête du Fonds monétaire international, l'ex-ministre de l'Économie est appréciée des Français, qui veulent la voir accéder aux responsabilités.

Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn, le 15 avril 2011
Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn, le 15 avril 2011
Crédit : NICHOLAS KAMM / AFP
Romain Renner
Romain Renner

Les absents ont toujours tort, sauf lorsqu'il s'agit de politique française. Loin de la scène nationale depuis juillet 2011, Christine Lagarde n'a pas disparu de l'esprit des Français. Selon un sondage Ifop pour RTL et Femme Actuellela directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) est la femme politique préférée des Françaises pour accéder au poste de premier ministre. Elle devance dans ce classement Martine Aubry, Ségolène Royal et Marine Le Pen, toutes trois en activité dans l'Hexagone.

Bien que très ciblé, ce sondage reflète une réalité qui ne se dément pas depuis son départ pour les États-Unis : l'ancienne ministre de l'Économie est populaire. Le dernier baromètre Ipsos/Le Point la classe troisième personnalité politique préférée des Français avec 46% de bonnes opinions, à un point de Laurent Fabius et 11 d'Alain Juppé. Les sympathisants UMP la placent également sur le podium (67%), derrière Nicolas Sarkozy (76%) et le maire de Bordeaux (72%).

Le sésame FMI

Le 8 mars dernier, c'est un sondage Ifop/JDD qui la plaçait en tête des femmes politiques que les Français souhaitaient voir jouer un plus grand rôle dans les mois et années à venir. Une atmosphère en partie entretenue par les médias. Ainsi le Time l'affichait-elle en une de son édition d'avril 2013 affublée d'un message sans équivoque : "Cette femme peut-elle sauver l'Europe ?" Plus récemment, en décembre 2014, Vanity Fair se demandait "Et si c'était elle ?" Une allusion sans ambiguïté à une candidature à la prochaine présidentielle.

Un temps évoquée, cette dernière a certes pris du plomb dans l'aile avec le retour de Nicolas Sarkozy. Christine Lagarde dit elle-même, certes sur le ton de la plaisanterie, qu'elle n'a "aucune chance" d'être la première présidente de l'histoire. Mais un retour en France en 2017 - pourquoi pas à Matignon ? - n'en reste pas moins une hypothèse crédible. Surtout, elle permettrait à l'Hexagone de boucler la boucle, cinq ans après le drame DSK. Il semblerait que l'histoire ait une légère tendance à se répéter et Christine Lagarde, à l'instar de Dominique Strauss-Kahn, n'a jamais été aussi populaire que depuis qu'elle a pris la tête du FMI.

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Considérée elle aussi comme une brillante spécialiste de l'économie, son passé américain - elle a obtenu des diplômes aux États-Unis, a fait partie du comité exécutif mondial du cabinet d'avocats d'affaires Baker & McKenzie -, impressionne. Ses analyses sont d'autant plus écoutées et respectées qu'elle est celle qui a, de l'avis de nombreux analystes, mené la politique économique qui a permis à la France de résister mieux (ou moins mal) que ses voisins et partenaires au moment de la crise.

Réécrire l'histoire ?

L'ancienne ministre de l'Économie - comme DSK - n'est pas la favorite des sondages mais l'effet FMI semble tout de même fonctionner, malgré un contexte différent. Son prédécesseur ne pâtissait en effet pas d'une concurrence aussi forte que celle qui se dessine à l'UMP. François Hollande a longtemps été très bas dans les sondages et Ségolène Royal, qui n'avait fait qu'une bouchée de lui lors de la primaire 2006, ou Martine Aubry n'apparaissaient pas comme des adversaires aussi intouchables que peuvent l'être Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

Toujours est-il que Christine Lagarde a vu sa popularité faire un bond à 61% en juillet 2011, au moment de sa nomination au FMI et n'a depuis que très rarement chuté dans l'opinion. Quant à Dominique Strauss-Kahn, le baromètre TNS pour Le Figaro Magazine le plaçait à 46% en avril 2010, à deux ans de la présidentielle 2012. Soit le même score que celui de Christine Lagarde actuellement. Le story-telling de la personnalité française revenue des États-Unis pour prendre de hautes responsabilités a encore de beaux jours devant lui.

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