2 min de lecture Les Républicains

Peines plancher : "Je pense qu'Édouard Philippe fait une erreur", réagit Damien Abad sur RTL

INVITÉ RTL - Le député Les Républicains de l'Ain estime que la police voulue par l'Intérieur n'aurait pas empêché l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne au soir du 31 décembre.

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Damien Abad est l'invité de RTL
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"Pas question" de rétablir les peines planchers abrogées en 2014. C'est ce qu'affirme le Premier ministre Édouard Philippe ce mercredi 3 janvier sur France 2, réagissant à la demande des syndicats de police qui réclament une plus grande sévérité contre les délinquants qui s'en prennent aux force de l'ordre. Tandis que deux policiers ont été agressés au soir du 31 décembre, la police demande un seuil de sanction minimal pour ceux qui l'attaquent. "Je pense qu'Édouard Philippe fait une erreur", estime le député les Républicains de l'Ain, Damien Abad, invité de RTL ce mercredi 3 janvier.

"Les Français ont aujourd'hui besoin des peines planchers (...) davantage que de la police de sécurité quotidienne", estime Damien Abad, troisième vice-président des Républicains, qui qualifie la police de sécurité du quotidien de "police de pacotille". "Les moyens, il faut les déployer au bon endroit et au bon moment, pas dans la police de sécurité quotidienne qui est finalement une police de pacotille. On a besoin davantage d'une police qui assure la sécurité des Français", justifie le député. 

"Une erreur de la part du gouvernement"

"Les policiers se sentent désarmés face au sentiment d'impunité (...). Avec le non-rétablissement de ces peines plancher, on donne l'impression que l'on généralise ce sentiment d'impunité, considère Damien Abad. Il nous faut cette mesure, pas seulement, il faut aussi travailler sur les effectifs, donner davantage de moyens aux policiers…"

"Aujourd'hui, fermer la porte sur ce sujet est une erreur de la part du gouvernement", lance le député. Mais ces effectifs policiers et les moyens conférés aux forces de l'ordre avaient baissé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, ancien patron des Républicains, rappelle-t-on à Damien Abad. "Oui et je le regrette profondément parce que je crois que l'on a besoin d'un État régalien, (...) parce que l'on doit répondre aux nouvelles menaces". 

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