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On refait le monde : l'âge est-il un critère rationnel pour élire nos dirigeants ?

REPLAY - Écoutez ou réécoutez On refait le monde de Philippe Robuchon du 15 janvier 2016.

Philippe Robuchon
Philippe Robuchon
Crédit : Romain Boé
On refait le monde : l'âge est-il un critère rationnel pour élire nos dirigeants ?
28:02
Philippe Robuchon & La rédaction numérique de RTL

Alain Juppé a été sèchement critiqué par Jean-Christophe Cambadélis, dans une interview donnée jeudi 14 janvier sur Radio Classique. Le premier secrétaire du Parti socialiste s'est attaqué à l'âge du maire de Bordeaux lorsqu'il a été invité à commenter les sondages montrant que les Français ne voudraient ni de François Hollande, ni de Nicolas Sarkozy, dans la course à la présidentielle de 2017.

"Je trouve la phrase de Jean-Christophe Cambadélis est déplacée", commence Clémentine Autain, avant de souligner qu'il existait en France une attente croissante pour le "renouvellement". Elle rappelle qu'attaquer son adversaire sur son âge n'a quasiment jamais porté ses fruits en politique, en faisant référence à Lionel Jospin qui décrivait un Chirac "vieilli, usé, fatigué" avant l'élection présidentielle de 2002. Parallèlement, l’électorat français plébiscite des hommes politiques chevronnés comme Alain Juppé, tout en réclamant de nouvelles têtes.

Le jeunisme n'est pas l'apanage du progressisme, mais c'est la maladie infantile de tous les crétinismes

Jean-Luc Mano

Pour Yvan Rioufol, le soucis est que les partis politiques traditionnels ne donnent pas à leur électeurs l'occasion de soutenir des candidats incarnant un véritable renouveau. La remarque de Jean-Christophe Cambadélis n'est "pas totalement anodine" cependant pour l'éditorialiste du Figaro, il existe aujourd'hui une envie métaphorique de gérontocide dans la population et la classe politique française. Yvan Rioufol va jusqu'à comparer ce courant de pensée à la propension des régimes fascistes à vouloir exalter la jeunesse.

"Le jeunisme n'est pas l'apanage du progressisme, mais c'est la maladie infantile de tous les crétinismes", philosophe pour sa part Jean-Luc Mano. Le conseiller en communication renvoie Jean-Christophe Cambadélis à l'âge de ses méthodes.

À lire aussi

On refait le monde avec :
- Clémentine Autain, directrice du trimestriel Regards
- Yvan Rioufol, éditorialiste au Figaro
- Jean-Luc Mano, conseiller en communication

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