1 min de lecture Anne Hidalgo

NKM, Hidalgo, Dati, Sarnez : ça se bouscule à Paris

A un an des élections municipales, la bataille pour la mairie de Paris a déjà débuté. Pour succéder à Bertrand Delanoë, en poste depuis 2001, ils sont déjà dix à avoir officialisé leur candidature.

Nathalie Kosciusko-Morizet, Rachida Dati et Anne Hidalgo sont officiellement candidates à la mairie de Paris
Nathalie Kosciusko-Morizet, Rachida Dati et Anne Hidalgo sont officiellement candidates à la mairie de Paris Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL

Jeudi, la vice-présidente du Modem Marielle de Sarnez a annoncé son intention d'être candidate aux municipales 2014 à Paris, qui se dérouleront au mois de mars de l'année prochaine. Cette candidature porte à dix le nombre de candidats officiellement déclarés. Avec un constat : on s'oriente vers une élection très féminine.

ILS SONT DÉJÀ CANDIDATS

Anne Hidalgo, l'héritière
A priori, pas de guérilla interne au parti socialiste. Anne Hidalgo, la première adjointe de Bertrand Delanoë, a obtenu l'adoubement du maire actuel et surtout, son principal rival, Jean-Marie Le Guen, s'est retiré de la course. Elle a déjà annoncé les grandes lignes de son programme (priorité aux transports, au logement, à l'écologie et à la parité) en janvier dans un livre, "Mon combat pour Paris". Très présente médiatiquement, elle a notamment raillé le "casting" en cours à droite et accusé NKM d'être "l'instrument de la  vieille droite parisienne".
Anne Hidalgo
Nathalie Kosciusko-Morizet, la favorite de l'UMP
La députée-maire de Longjumeau a officiellement annoncé sa participation aux primaires de l'UMP, qui se dérouleront le 31 mai prochain. Après avoir longtemps envisagé de soutenir François Fillon, NKM a décidé de sauter le pas après le renoncement de l'ancien Premier ministre. Grande favorite à l'UMP,  l'ancienne ministre de l'Ecologie a reçu le soutien de nombreux élus UMP parisiens, dont Fillon, Goasguen, Lamour et Debré. Reste désormais à gagner les primaires (ouvertes à toutes les étiquettes de l'actuelle opposition municipale : UDI, UMP, libéraux, CNI, PCD) et surtout, essayer d'en finir avec son image de “bourgeoise-bohème” que certains veulent lui coller. Ah oui, et essayer de retenir le prix du ticket de métro...
Nathalie Kosciusko-Morizet.

Mairie de Paris : les primaires UMP, comment ça va se passer ?

Rachida Dati, l'insoumise
"Une présence qui donne une audience immédiate à ses idées". Voilà comment NKM a parlé de Rachida Dati, sa principale adversaire pour l'investiture UMP. La maire du VIIème arrondissement, qui a, la première, annoncé sa candidature (en décembre), reste très isolée au sein de son parti. Largement devancée par NKM dans les sondages, Dati a pourtant l'intention de se battre jusqu'au bout. Dati, qui avait, dans un premier temps, remis en cause les conditions des primaires, a depuis rangé son épée dans le fourreau. Le début d'un adoucissement ?
Rachida Dati

Pierre-Yves Bournazel, le conseiller de Paris qui monte
Parmi les six candidats déclarés aux primaires à droite, Pierre-Yves Bournazel, conseiller du 18ème arrondissement,  a toujours la ferme intention ce combattre jusqu'au bout, se posant en candidat "à temps plein" quand certains de ses adversaires, notamment NKM, pourrait se servir de la Mairie de Paris uniquement comme tremplin vers la présidentielle 2017. Le candidat a affirmé vouloir être un "maire à temps plein et non un maire tremplin". Comme Dati et Legaret, il a regretté, avant d'adoucir ses propos, "la complexité, l'opacité et l'inéquité" des primaires. Son projet ? La proximité.

Jean-François Legaret, le chef de groupe
Comme Dati et Bournazel, il accuse l'UMP de tout faire pour que la candidate de la droite se nomme Nathalie Kosciusko-Morizet. Maire du Ier arrondissement et chef du groupe au Conseil de Paris, il avait dans un premier temps envisagé un soutien à François Fillon. "Je pensais que (François Fillon) pouvait être un bon candidat. Il a choisi de ne pas y aller. Moi j'ai décidé d'être candidat", disait-il fin février au Parisien. Très au fait des dossiers parisiens, Legaret sera un atout de poids pendant la campagne.

Franck Margain, le candidat de Christine Bourin
Vice-Président du Parti Chrétien Démocrate et conseiller régional UMP en Ile-de-France, Margain s'est lancé début février à la surprise générale. Proche de Christine Boutin, il est là pour faire entendre le discours de la droite chrétienne. "Je n'ai aucune chance face à NKM ou Rachida Dati" affirme t-il.

Douce de Franclieu, l'inconnue aux déclarations fracassantes
"Je ne peux accepter de laisser Paris sous la direction d'un tel cerveau, nouvel exemple catastrophique de ce que la France produit comme élite politique inadaptée." Douce de Franclieu, jamais avare de déclarations polémiques, a déjà méchamment taclé NKM.  "Atterrée par la volonté de l'UMP de pousser la candidature de Mme NKM à la tête de la Primaire pour Paris, M. Fillon ayant décliné et Mme Dati et d'autres ayant dit vaguement oui, j'ai décidé de présenter la mienne à MM. Jean-François Copé et Philippe Goujon, avant de retourner dans le Gers". On a hâte de voir la suite pour cette farouche opposante au "Mariage pour tous".


Jacques Boutault et Bernard Jomier, deux écolos en attendant Cécile Duflot ?
Si le PS a déjà acté la candidature de Anne Hidalgo, chez Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV), on tatônne, avec déjà deux candidats déclarés : le maire écologiste du IIe arrondissement de Paris, Jacques Boutault et Bernard Jomier, médecin et adjoint au maire du XIXe arrondissement, proche de Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier a fait de la pollution de l'air parisien une priorité.

Ces deux candidatures pourraient être balayées en cas d'engagement de Cécile Duflot, actuelle ministre du Logement. Parachutée en juin dernier à Paris pour les législatives, la ministre du Logement devra abandonner ses fonctions ministérielles pour se lancer dans la course. Risqué face à la favorite Anne Hidalgo. La précocité du processus de désignation, qui doit choisir le candidat EELV avant cet été, lui pose également un cas de conscience.

ILS POURRAIENT SE LANCER

Rama Yade et Chantal Jouanno pour l'UDI ?
L'ancienne sécrétaire d'Etat aux Sports mais aussi aux Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme, Rama Yade, hésite. Aujourd'hui au sein de l'UDI de Jean-Louis Borloo, Yade, avec la décision de son "leader" de ne pas y aller, pourrait se laisser tenter de mener une liste UDI. Actuellement enceinte de sept mois, Rama Yade admet penser à ce "défi parisien intéressant". Problème, avec sa grossesse, elle ne compte pas se prononcer avant septembre ? Peut-être un peu tard pour celle qui reste sur une cuisante défaite aux élections législatives de 2012 sous l'étiquette du Parti radical dans les Hauts-de-Seine. Pas sur qu'elle souhaite renouveller l'expérience dans une élection où elle n'a quasiment aucune chance.

Toujours chez l'UDI, Chantal Jouanno, sénatrice de Paris, pourrait elle aussi se laisser tenter. Mais uniquement si on le lui demande. "A titre personnel, je ne suis pas candidate", a expliqué l'ancienne ministre des Sports mi-février. "Si mon parti, si l'UDI me demande, parce que il y a besoin de porter une parole, oui". "Mais moi, mon engagement aujourd'hui, c'est vraiment l'écologie". C'est clair ?

Le Front de gauche en solo avec Alexis Corbière ?
En 2001 et 2008, le candidat de l'extrême gauche avait soutenu Bertrand Delanoe, avec des alliances dès le premier tour pour récupérer des sièges d'élus au Conseil de Paris. Mais cette fois-ci, la donne est différente, avec un leader, Jean-Luc Mélenchon, en première ligne pour dénoncer la politique de François Hollande. Si le Front de gauche décide de faire cavalier seul, c'est Alexis Corbière, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon et élu du XIIe arrondissement, qui pourrait se présenter. Si si, Alexis Corbière, l'élu qui veut que Paris donne le nom de Hugo Chavez, le président du Venezuela récemment décédé, à une rue ou un monument de la capitale. On évoque aussi Martine Billard, la vice-présidente du parti. Le hic, c'est que les communistes ne semblent pas très chauds pour présenter un candidat face au PS. Pas peur de laisser gagner la droite ou bien par crainte de perdre des sièges au conseil municipal ?

Qui pour le Front National ?
L'extrême droite devrait bien avoir un candidat à Paris, même si les scores du FN dans la capitale sont  historiquement très faibles (3,17% en 2008 avec Martial Bild). Marine Le Pen, la présidente du parti, promet elle "une candidature d'envergure nationale". Le nom de l'actuel trésorier du Front, Wallerand de Saint-Just, arrive en tête de liste.

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A un an des élections municipales, la bataille pour la mairie de Paris a déjà débuté. Pour succéder à Bertrand Delanoë, en poste depuis 2001, ils sont déjà dix à avoir officialisé leur candidature.
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2013-03-21 13:00:00
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